A Montpellier, plusieurs jeunes leaders africains ont interpellé Macron au sujet de la détention politique du général Mokoko

 A Montpellier, plusieurs jeunes leaders africains ont interpellé Macron au sujet de la détention politique du général Mokoko

Au dernier jour du sommet Afrique-France, vendredi 08 octobre à Montpellier, Emmanuel Macron a reçu plusieurs jeunes Africains afin qu’ils s’expriment sur des sujets aussi variés que la démocratie dans leurs pays respectifs, mais aussi les relations entre leur pays et la France. Le président français a aussi été interpellé sur le sort du général Jean Marie Michel Mokoko, opposant Congolais condamné à 20 ans de prison pour s’être opposé démocratiquement au dictateur Sassou Nguesso.

C’est après la présidentielle de mars 2016 que le général Mokoko, pressenti grand vainqueur a été victime d’une cabale du pouvoir de Brazzaville qui a fini par lui trouver des motifs putschistes et le condamner à 20 ans de prison. Le seul tort du général Mokoko a été celui d’avoir permis au peuple de rêver enfin d’une alternance au pouvoir.

Les jeunes leaders africains qui ont participé au sommet France-Afrique de Montpellier n’ont pas raté l’occasion pour évoquer son cas avec Emmanuel Macron. Répondant à leurs préoccupations, Emmanuel Macron aurait répondu ne pas comprendre l’attitude de certains chefs d’État africains qui s’obstinent encore à faire taire par des méthodes sauvages leurs opposants et toutes les voix divergentes. « Vous allez aussi responsabilisez la France des dérives de vos présidents ? » aurait lancé Macron qui a promis plaider auprès du dictateur Congolais le cas Mokoko.

Longtemps interné dans une chambre VIP à l’hôpital militaire de Brazzaville après son retour de la Turquie, Jean Marie Michel Mokoko a été obligé de regagner sa cellule à la maison d’Arrêt après son refus de tout compromis avec le régime qui l’exige à renoncer à la politique pour bénéficier d’une remise en liberté.

Au sein du clan au pouvoir, on redoute la sympathie dont jouit Mokoko dans la partie sud du pays où il a battu impitoyablement Sassou Nguesso lors de la présidentielle de 2016. Contrairement au rebelle Pasteur Ntumi qui jouit d’une liberté totale malgré le fait d’avoir pris les armes contre le pouvoir, Mokoko et Okombi qui ont joué le jeu démocratique sont en prison.

Les deux politiques qui sont du nord sont considérés comme des traîtres par Sassou Nguesso qui n’entend plus voir le pouvoir être occupé par un sudiste et mise sur le tribalisme à cet effet?

Dans un tweet publié ce jour, l’animateur et personnage civile de la cause noire et africaine, Claudy Siar a plaidé en faveur de la liberté du général Mokoko, injustement emprisonné par Sassou Nguesso.

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