Afghanistan: la diplomatie pakistanaise nie les accusations d’aide aux talibans

 Afghanistan: la diplomatie pakistanaise nie les accusations d’aide aux talibans

Le Pakistan est régulièrement pointé du doigt pour avoir accueilli, voire entrainé des combattants talibans sur son sol. Devant la presse à l’ambassade du Pakistan à Paris, le chargé d’affaires Abbas Sarwar Qureshi a balayé les accusations concernant son implication dans le retour des talibans d’un revers de main et assure que son gouvernement veut jouer un rôle constructif pour pacifier l’Afghanistan.

« Il n’existe pas de sanctuaire pour les talibans au Pakistan », a insisté Abbas Sarwar Qureshi. L’avancée rapide des insurgés, aujourd’hui maîtres de Kaboul, ne prouve qu’une chose, selon ce diplomate : que les Talibans n’ont jamais cessé de contrôler une bonne partie de l’Afghanistan.

Toutefois, admet-il, superviser les va-et-vient des 4 millions de réfugiés afghans n’est pas une mince affaire. Une clôture le long de la frontière doit dorénavant garantir un meilleur contrôle, assure le diplomate.

L’Inde responsable de l’instabilité, selon le Pakistan

Qui serait donc le principal fauteur de trouble ? Le chargé d’affaires Abbas Sarwar Qureshi pointe du doigt l’Inde, l’ennemi notoire du Pakistan. New Delhi n’aurait jamais voulu un Afghanistan stable au contraire. L’Inde aurait soutenu al-Qaïda, l’État islamique ou encore les fondamentalistes islamistes du TTP pour s’attaquer au Pakistan et miner les relations entre Kaboul et Islamabad.

Avec les Talibans au pouvoir, le gouvernement pakistanais ne souhaite qu’une chose, a fait savoir Abbas Sarwar Quereshi : un Afghanistan pacifique, unifié et prospère. C’est le seul moyen pour Islamabad de mener à bien ses projets de construction de routes, de gazoducs et d’une voie ferrée qui doit relier le Pakistan à l’Ouzbékistan via l’Afghanistan.

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