Avec 7 députés chacune, l’Upads et l’Udh-Yuki se disputent le statut de première force d’opposition politique

 Avec 7 députés chacune, l’Upads et l’Udh-Yuki se disputent le statut de première force d’opposition politique

Les résultats des élections législatives de juillet dernier donnent l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) et l’Union des démocrates humanistes (Udh-Yuki) sept sièges chacune à l’Assemblée nationale. Quel parti conduira l’opposition politique au cours des cinq prochaines années ?

Le ministre de l’Administration du territoire, de la décentralisation et du développement local, Guy Georges Mbacka a proclamé les résultats officiels provisoires du second tour des législatives de juillet 2022 ce mercredi 03 août scellant ainsi le processus électoral. 

Il en ressort qu’au niveau des partis politiques de l’opposition, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) et l’Union des démocrates humanistes (Udh-Yuki) de feu Guy Brice Parfait Kolelas se sont hissées en haut du tableau.  

Avec sept sièges chacun sur les 151 à pourvoir à l’Assemblée nationale, ces deux partis ont récolté les meilleurs scores derrière le parti au pouvoir, le Parti congolais du travail (PCT) qui compte 112 députés. 

De quoi se disputer le statut de chef de file de l’opposition. 

Au sein de l’Upads, c’est la déception par rapport au résultat obtenu lors des législatives de 2017 avec un siège en moins. 

Faute d’écart avec son challenger, le parti dirigé par Pascal Tsaty–Mabiala s’appuie désormais sur la loi portant statut de chef de file de l’opposition politique en République du Congo.  

« Nous pensons qu’il faut simplement appliquer la loi. L’article 11 portant statut de chef de file de l’opposition stipule qu’en cas d’égalité entre deux partis d’opposition, on doit se référer aux anciens résultats des dernières législatives de 2017 où l’Upads avait eu huit députés », a déclaré le porte-parole, Sidoine Romaric Moukoukou.

Un avis que ne semble pas partager l’Udh-Yuki. Ce dernier conteste les statistiques obtenues lors de cette échéance électorale et entend faire recours à la Cour constitutionnel. 

« Nous avons des recours parce que nous avons été lésés dans plusieurs de nos circonscriptions où la victoire était certaine sur la base de nos procès verbaux. Peut-être que ce nombre [de sept députés, ndlr] va être revu à la hausse. Nous faisons confiance aux institutions », s’est exprimé Gilles Fernand Bassindikila, deuxième vice-président de l’Udh-Yuki.

Conformément à la constitution du 25 octobre 2015, la Cour constitutionnelle est le juge du contentieux électoral. 

« La Cour constitutionnelle statue, en cas de contestation, sur la recevabilité des candidatures et sur la validité de l’élection des députés et des sénateurs », dispose l’article 113 dispose de ladite loi.  

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