Bassin du Congo : la commission Cémac soutient la transformation locale du bois

 Bassin du Congo : la commission Cémac soutient la transformation locale du bois

Le développement d’une industrie locale du bois de la sous-région a été au centre des travaux préparatoires de la 36e réunion des ministres de l’Économie et des Finances de l’Afrique centrale, prévue pour ce 27 janvier par visioconférence.

L’industrie locale du bois est encore sous développée malgré la potentialité en ressources forestières dont disposent les pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac). Dans son discours inaugural, le président la commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale(Cémac), Daniel Ona Ondo, en appelle à des actions communes pour relancer les économies nationales et faire face au défi sanitaire.

L’annonce de la commission Cémac en faveur de la transformation locale du bois intervient quelques semaines après l’interdiction de l’exportation des grumes par la République du Congo, qui devrait promulguer dès cette année son nouveau code forestier. La nouvelle législation forestière prévoit de nombreuses innovations, dont l’élargissement de l’assiette fiscale du secteur forestier ; l’institution du régime de partage de production ; y compris l’obligation de la transformation intégrale des grumes dans le pays.

À l’instar des autres pays de la sous-région, le Congo est durement affecté par la crise économique amplifiée par la crise sanitaire de Covid-19. Le soutien de l’organisation communautaire conforte le pays dans son engagement à renforcer la gouvernance et la transparence dans la gestion des ressources forestières. Le gouvernement veut permettre l’appropriation plus rationnelle des ressources générées par le secteur forestier au Congo via la fixation d’un régime efficace de redevances afin d’accroître la performance fiscale du secteur forestier.

Il faut noter que les travaux préparatoires de la 36e réunion des ministres de l’Économie et des Finances de l’Afrique centrale ont également porté sur l’examen et l’adoption du budget 2021 de la Communauté. Les experts ont insisté sur le recouvrement de la Taxe communautaire d’intégration (TCI), au titre de contributions statutaires des pays membres. La TCI est la principale source de financement du budget de la Cémac et concerne 1% de la valeur imposable des importations de produits originaires des pays tiers.

Les conclusions des experts de la Cémac seront soumises pour adoption à la conférence des ministres des Finances et de l’Économie.

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