Braquage et viol chez le journaliste Elie Smith : le capitaine Morgane cite Patou Casis comme chef du commando

 Braquage et viol chez le journaliste Elie Smith : le capitaine Morgane cite Patou Casis comme chef du commando

Depuis l’arrestation des braqueurs de Mère Alice qui se sont avérés être des policiers qui formaient une bande de malfaiteurs au sein de la police, les langues se délient au jour le jour. Blanchi par la police, le capitaine Morgane, le patron de cette bande a été déféré finalement à la maison d’arrêt de Brazzaville par le procureur de la république, André Oko Ngakala. Dans ses auditions, on apprend que Morgane aurait cité Patou Casis comme le chef du commando qui a commis le braquage au domicile du journaliste Elie Smith et violé sa sœur. Le journaliste a été expulsé du Congo quelques jours plus tard.

Dans la nuit du 9 au 10 septembre, le journaliste Elie Smith de MNTV a été victime d’une agression à son domicile, au cours de laquelle sa sœur a été violée. Le scénario du braquage cacherait en réalité une expédition punitive.

La nuit du 9 au 10 septembre, il est 1 heure du matin quand Elie Smith, journaliste camerounais travaillant à MNTV, rentre à son domicile de Brazzaville où l’attend sa sœur. Peu après, quatre hommes lourdement armés, habillés en civil mais portant des rangers de la police, font irruption dans la maison. Les agresseurs prennent le journaliste d’assaut, lui arrachent son alliance et sa montre et le menacent de mort, avant de se mettre en quête d’objets de valeur.

Une fois la maison entièrement pillée, la sœur d’Elie Smith est emmenée dans une chambre et violée. Finalement, les braqueurs décident de laisser la vie sauve au journaliste, avant de prendre la fuite. Sa sœur est pour le moment toujours hospitalisée. Pour les confrères du journaliste, ce cambriolage n’est qu’un simulacre. L’agression aurait été commanditée par des éléments de la police proches du pouvoir. D’après les informations de Reporters sans frontières, la liberté de ton employée par Elie Smith dans son émission phare, « La Grande Interview », dérangerait le pouvoir.

Il aurait été sous surveillance depuis quelques semaines. Le 7 septembre, le journaliste avait publié en ligne des photos de militants blessés par des hommes en civils à la sortie du meeting du Collectif des partis de l’opposition. Aurait-il alors dépassé les bornes aux yeux des autorités? Selon des internautes, ces images auraient provoqué la colère du porte-parole de la police.

Aujourd’hui , l’on sait un peu plus sur cette agression qui serait l’œuvre de l’équipe du capitaine Morgane et dont le chef du commando opérationnel serait l’agent Patou Casis, détenu à la maison d’arrêt de Brazzaville.

Rappelons que le capitaine Morgane était sous les ordres direct du général Jean François Ndenguet, lequel avec Raymond Mboulou ont décidé unilatéralement de l’expulsion du Congo du journaliste Elie Smith.

Le capitaine Morgane aurait déclaré aussi que les bandits présentés à la presse comme étant ceux qui ont braqué chez Elie Smith ne l’étaient pas et que ce simulacre aurait été préparé en amont. Ils ont été remis en liberté quelques jours après et payés par la police à cet effet.

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