Business : coup d’envoi du Forum d’affaires Afrique centrale à Paris

 Business : coup d’envoi du Forum d’affaires Afrique centrale à Paris

Par des débats animés par le journaliste économique Arnaud Fleury, Business France démarre son Forum d’affaires Afrique centrale en passant en revue les niches sectorielles émergentes et en répondant au questionnement : comment, en pratique, développer son activité dans cette zone ? Une délégation de Pratic-Osiane participe à ce rendez-vous.

Du 28 au 29 juin, diplomates, experts économiques, chefs d’entreprise se retrouvent au siège de Business France, dans le quatorzième arrondissement de Paris, pour des présentations, témoignages, partages d’expérience, conseils et avertissements des intervenants, afin de bien identifier ensemble les secteurs d’activité les plus prometteurs, nouer de nouvelles alliances pour des partenariats fructueux et durables, avant d’aller s’implanter dans le marché de la sous-région d’Afrique centrale.

Face à une telle affluence à ce rendez-vous prévu pour renforcer les échanges économiques entre les entreprises françaises et les entreprises de la sous-région, Didier Boulogne, directeur délégué Général Export de Business France, s’est dit ravi d’accueillir ces nombreux participants au point d’avoir l’impression, le temps d’une journée, que l’action du bureau de Business France de Douala, qui fête ses dix ans cette année, s’était délocalisée au cœur de la capitale française.

« Le tropisme européen nous amène souvent à considérer l’Afrique comme une entité unique… Et  ce sont aujourd’hui cinq d’entre eux que nous allons mettre en lumière… », a-t-il dit.

De ce fait, focus pour parler des marchés : du Cameroun venu avec une forte délégation de vingt maires et conduite par son ambassadeur en France, André Magnus Ekoumou; du Gabon; de la Guinée équatoriale; de la République démocratique du Congo (RDC) avec son ambassadeur, Isabel Machik Ruth Tshombe; et du Congo.

D’emblée, lors de la première table ronde « Perspectives économiques et climat des affaires en Afrique centrale », Gouënaelle Buffard, directrice Business France Afrique centrale, a expliqué que l’Afrique centrale est une zone avec un potentiel de production important. L’agriculture, par exemple, dans un souci de diversification de l’économie, est au centre de la plupart des plans mis en place.

À son tour, Anthony Nkinzo Kamole, directeur général de l’Anapi, a confié que son pays, la RDC, jouit d’un « regard de confiance » de la part des bailleurs de fonds, avec des facilités de crédit d’1,2 milliard de dollars. Outre la surconcentration de son économie dans le secteur minier, la RDC a mis en place un ambitieux plan énergétique gouvernemental s’appuyant sur un vaste réseau hydroélectrique. Et, étant donné le contexte de crise actuelle, ce pays diversifie son économie en développant l’agriculture.

Cette fois en visioconférence depuis Kinshasa, pour la table ronde « Tech et numérique : le boom de la tech dans une région aux accès et infrastructures encore en développement », Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, ministre du Numérique de la RDC, a mis en avant l’ambition de son gouvernement de faire du numérique le support de l’éducation en développant des projets de développement de bibliothèques numériques, musées virtuels et autres contenus en matière d’éducation.

Intervenant pour cette table ronde, Luc Missidimbazi, conseiller, chef du département Postes, Télécommunications et Numérique du Premier ministre du Congo Brazzaville, estime qu’« il faut adapter les systèmes et data center aux besoins des pays africains ; cela implique un vrai travail d’éducation et sur la sécurité de la data ; il est indispensable de digitaliser proprement et intelligemment ».

Il a incité les grandes entreprises à être les premiers clients des start-up afin de profiter du savoir-faire de ces jeunes en mettant en valeur les produits que ceux-ci proposent. De cette collaboration naîtra une relation prestataire-client avec une dynamique de commercialisation permettant de substituer les dons à la place d’un chiffre d’affaires conséquent. D’où l’existence d’un incubateur.

C’est dans cet esprit que Pratic-Osiane a participé à la sixième édition de Vivatech avec quatre start-up auxquelles il a été permis de mettre en lumière leur savoir-faire et, en même temps, de se faire connaître du grand public et de découvrir l’environnement tech mondial.

En parallèle de cette démarche, en appui d’une volonté politique, un club existe désormais pour que les entreprises françaises accompagnent les start-up congolaises. La réglementation mise en place, la confiance retrouvée, la volonté politique existante, les financements des partenaires affluent, il faut maintenant développer la tech, les innovations et que l’administration publique soit soutenue en leur proposant des solutions pour une modernisation à travers l’informatique.

En clôture de cette matinée de tables rondes, Gouënaelle Buffard a rappelé aux entreprises françaises qu’il est important de se déplacer, notamment dans le cadre des événements, pour rencontrer les acteurs locaux.

« Il faut venir sur place pour développer son business, il faut entretenir les relations parce que les partenariats sont à développer dans la durée ! »

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