Cinéma : avant-première du film « Parcours » de Saïd Bongo

 Cinéma : avant-première du film « Parcours » de Saïd Bongo

Le film « Parcours », une œuvre cinématographique signée Saïd Bongo et qui vient coller au plus près de l’actualité, sera lancé officiellement ce 11 et 12 mars.

C’est un étrange « Parcours » qu’effectue le dernier film du réalisateur Saïd Bongo dont l’avant-première est programmée ce vendredi 11 mars au Cinéma Canal Olympia Mpita.  Etrange parce que ce long métrage aura connu un vrai retard à l’allumage avec une sortie officielle espérée en novembre 2020 mais reportée aux calandres grecques après avoir été frappée de plein fouet par la crise sanitaire. Etrange encore parce que l’œuvre cinématographique tombe finalement à point nommé pour épouser en ce début de mars la triste actualité d’un conflit armé dans lequel s’opposent la Russie et l’Ukraine, conflit qui perturbe les quatre coins du monde.  Car, comme à Soumy ou Marioupol en Ukraine, « Parcours » emprunte les couloirs humanitaires en zone de guerre.  « Je tiens fermement à rappeler, à travers ce film, l’importance de mettre en place des couloirs humanitaires dans de zones dévastées par des conflits armés. La détermination de réussir ce projet a poussé mon équipe et moi-même à nous rapprocher des médecins et des agents de forces de l’ordre pour avoir leur approche sur la situation afin d’améliorer et de garantir la crédibilité du scénario », précise Saïd Bongo. Pour ce faire, le réalisateur a du reste bénéficié de l’autorisation de la direction générale de la police congolaise et de son assistance logistique pour faciliter le tournage.

Ce long métrage de 66 mn met en scène une mère et sa fille, Bayi, risquant tour à tour leur vie dans le district de Djoueké tombé entre les mains des rebelles pour mettre la main sur des poches de sang indispensable à leur survie. Côté distribution, on retrouve dans les rôles principaux Doria Lembe, Jehf Biyeri, Laure Bandoki, Harvin Isma, Lionel Mabiala, Rolf Nguié. « J’ai réalisé ce film dans le but de montrer au monde le calvaire que vivent des hommes, des femmes et des enfants dans certaines parties de la terre, notamment en période de guerre. Dire qu’avec un peu d’amour, de courage sans oublier le sens du sacrifice, on peut non seulement déplacer des montagnes, mais aussi sauver des vies », ajoute Saïd Bongo qui n’en est pas à son premier coup d’essai dans le domaine du septième art au Congo. Pour mémoire, on citera  «  Les caprices du destin » ou encore « La pierre précieuse » sorti en 2016.  Joli parcours pour ce réalisateur qui aura fait ses armes à DRTV, avant de fonder son label Le Club des cinéastes. Il a opéré également en tant qu’assistant réalisateur avant de signer quelques courts métrages. Saïd Bongo a aussi participé à l’aventure Africa News.

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