Claudine Munari quitte la Fédération de l’opposition congolaise

 Claudine Munari quitte la Fédération de l’opposition congolaise

La présidente du Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail (MUST), Claudine Munari, a officialisé le 16 janvier à Brazzaville, son départ de la Fédération de l’opposition congolaise (FOC) et du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), deux plateformes qu’elle dirigeait depuis cinq ans.

L’ancienne ministre du Commerce a évoqué la nécessité de s’adapter à la nouvelle donne technologique. Selon Claudine Munari, la conjoncture actuelle convoque tout le sens des responsabilités des dirigeants politiques, des partis et associations. « Les uns et les autres ne peuvent plus faire comme il y a seulement cinq ans. C’est pour ces raisons, qu’en prenant nos distances d’avec le Frocad, et aussi en nous retirant de la FOC, deux organismes qui avaient fait l’honneur à la présidente du MUST de les diriger, nous recentrons nos efforts sur notre parti comme fer de lance de la lutte politique », a-t-elle déclaré au cours d’une cérémonie d’échanges de vœux avec les cadres du MUST.

D’après elle, le peuple a besoin d’associations et de partis politiques concourant à éclairer son chemin et à la formation de ses suffrages. Le MUST prendra, a-t-elle indiqué, toutes ses responsabilités dans ce défi majeur. « Nous rappelons que les convictions exprimées autrefois aux noms respectifs du Frocad et de la FOC demeurent nôtres. Elles sont intimes à notre vision et sont inséparables de notre engagement politique. En effet, le MUST n’accepte pas et n’acceptera pas que des Congolais soient détenus pour avoir exercé leur droit constitutionnel de participer à une élection, fusse-t-elle présidentielle…», a poursuivi Claudine Munari.

Reporter l’élection présidentielle du 21 mars

Interrogée sur la candidature du MUST à la prochaine présidentielle, Claudine Munari a indiqué qu’on ne peut pas aller à une élection où les résultats sont connus d’avance.  « Nous revendiquons publiquement le report de l’élection présidentielle à venir, prévue en mars 2021. Nos motifs sont clairs. Accepter que l’élection présidentielle à venir ait lieu dans ces conditions reviendrait à se porter solidaire d’une amputation du droit constitutionnel de nos compatriotes de participer à la délibération sur le destin national. Un tel choix serait contraire à ce qui fonde notre lutte politique », a-t-elle justifié.

Rappelant l’action du parti en 13 ans d’existence, le 1er secrétaire du MUST, Marcel Mboukou, a souligné que leur formation politique a été de tous les rendez-vous politiques, sauf aux élections législatives et à la concertation politique de Ouesso en 2017.

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