Comifac : le groupe de travail gouvernance forestière en atelier sous-régional à Brazzaville

 Comifac : le groupe de travail gouvernance forestière en atelier sous-régional à Brazzaville

Les travaux, prévus pour quatre jours, ont été ouverts le 9 août par la ministre de l’Économie forestière de la République du Congo, Rosalie Matondo.

Dans son allocution, le chargé d’affaires de la République d’Allemagne au Congo a fait savoir que le soutien de son pays se concentre actuellement, entre autres, sur la réduction des émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+), la promotion de la légalité et la certification forestière, la restauration des paysages forestiers, la promotion de chaînes d’approvisionnement, la promotion de la foresterie décentralisée et le dialogue avec la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) ainsi que la Chine en vue de promouvoir le commerce légal des bois tropicaux de manière durable entre les pays africains, la Chine et les marchés internationaux.

L’Allemagne qui entretient avec la plupart des pays d’Afrique centrale des relations étroites et constructives dans leur coopération en matière forestière et environnementale s’est aussi engagée à apporter un appui technique au secrétariat exécutif chargé de la coordination et du suivi des actions de la Comifac, afin qu’il soit en mesure d’appliquer avec efficacité les résolutions des sommets des chefs d’Etat et des conseils des ministres d’Afrique centrale en charge des forêts, et de suivre la mise en œuvre du plan de convergence sous-régional.

Pour le diplomate allemand, son pays réitère son engagement de continuer à apporter, à travers ses projets, son soutien à cette institution afin de lui permettre de jouer efficacement son rôle d’institution sous-régionale à même d’élaborer, de manière participative, des positions communes sous-régionales, à faire valoir dans le dialogue politique international sur les forêts et l’environnement.

Le secrétaire exécutif de la Comifac, Hervé Martial Maidou, a pour sa part signifié que les écosystèmes forestiers tropicaux des pays de l’espace Comifac, donc du Bassin du Congo, fournissent des services inestimables à l’humanité et font l’objet de plusieurs convoitises. Ils sont un potentiel pour le développement socio-économique de la sous-région.

Cet atelier, a dit Hervé Martial Maidou, se tient dans un contexte où la communauté internationale est mobilisée pour l’élaboration du cadre stratégique post 2020 pour la biodiversité et la préparation de plusieurs conférences internationales dans le secteur forêt-environnement, à savoir le Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra à Marseille du 3 au 11 septembre, le Symposium international sur les forêts tropicales prévue à Berlin du 7 au 9 septembre, la 26e réunion de la Conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 26) qui se tiendra à Glasgow, du 31 octobre au 12 novembre, la quinzième Conférence des parties à la convention sur la diversité biologique prévue en mars 2022 et la prochaine session du FNUF en 2022.

Ces rencontres internationales, a-t-il poursuivi, sont des opportunités pour la Comifac et ses pays membres de partager leurs expériences en matière de conservation et gestion durable de la biodiversité ainsi que la lutte contre les changements climatiques; de défendre les intérêts de la sous-région pendant les négociations, mais surtout pour la levée des fonds additionnels en faveur de la conservation des forêts du Bassin du Congo.

Ouvrant l’atelier, la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, a indiqué que l’inscription de la relance des activités du groupe de travail gouvernance forestière dans l’objectif général du présent atelier, exprime clairement que les participants à cet atelier sont bien conscients du malaise qui plane sur l’instance sous régionale. « Je peux m’en réjouir et vous féliciter pour cette prise de conscience qui constitue à n’en point douter une étape importante franchie dans le processus de dynamisation de cet organe stratégique », a-t-elle déclaré.

Poursuivant son allocution, la ministre a souligné que le présent atelier a inscrit également dans son objectif principal « la préparation de la participation de la sous-région à plusieurs rencontres qui sont planifiées à court terme au niveau international. « La participation efficiente de notre instance sous-régionale à ces différentes arènes implique des experts ici réunis, une analyse minutieuse des enjeux de chaque rencontre, un examen assidu des documents qui vous sont proposés par les partenaires et des propositions claires et pertinentes à soumettre aux décideurs qui auront selon les cas, la charge de porter la voix de la sous-région », a indiqué la ministre.

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