Congo-B: un rapport épingle des conditions de détention inhumaines dans les cachots de police

 Congo-B: un rapport épingle des conditions de détention inhumaines dans les cachots de police

A man holds a placard reading « Congo is not the property of N’Guesso » during an opposition demonstration in Brazzaville on September 27, 2015. Thousands of people staged a mass demonstration in Congo’s capital Brazzaville to protest plans by veteran ruler Denis Sassou Nguesso to try to extend his rule. AFP PHOTO / LAUDES MARTIAL MBON

Suite à des plaintes déposées en 2020 et 2021 par les familles de prisonnier, une ONG congolaise s’est penchée sur les conditions de détention dans les cachots de la direction départementale de la police de Brazzaville. Un rapport vient d’être publié, il dénonce de graves atteintes à la dignité des personnes et appelle à une action urgente des autorités.

Ce rapport est le condensé d’une enquête menée pendant les deux premiers semestres de l’année 2021. Une enquête concentrée autour des cachots de la direction départementale de la police de Brazzaville où ont été transférés certains détenus venant de la maison d’arrêt, afin de la désengorger, en cette période de lutte contre le Covid-19.

Mais, leurs conditions de détention sont simplement inhumaines, selon Trésor Nzila, directeur exécutif du Centre d’actions pour le développement. « Les cellules sont infestées de cafards, de rats, de puces, de moustiques et autres insectes. Tous les détenus qui y sont dorment à même le sol. Lorsque vous arrivez là-bas, si vous êtes un homme, automatiquement on vous déshabille avant l’entrée en cellule. La lumière, y compris naturelle, est très faible. La chaleur est intense. Les conditions sont très inhumaines et dépassent le seuil de gravité », déplore-t-il.

Le responsable du CAD a demandé au gouvernement d’agir au plus vite. « Nous interpellons le gouvernement de prendre des mesures urgentes pour humaniser les conditions de détention », a déclaré Trésor Nzila.

Plusieurs sources officielles contactées par RFI n’ont pas souhaité commenter ce rapport beaucoup repris sur les réseaux sociaux et dans certains médias locaux.

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