Congo-Cameroun : des milliards de Yuans Chinois en perspective

 Congo-Cameroun : des milliards de Yuans Chinois en perspective

Déjà présents dans les secteurs vitaux de l’économie des pays d’Afrique centrale, notamment les mines et bois, les chinois lorgnent désormais sur les différentes branches de l’économie pétrolière.

En novembre dernier des entreprises chinoises de pétrole ont fait coup double en nouant deux importants contrats avec les autorités camerounaises et congolaises. Addax petroleum cameroon Limited, filiale de Sinopec, le mastodonte pétrolier chinois, a signé un contrat de partage de production(CPP) avec l’État camerounais, représenté par la SNH( société nationale des hydrocarbures).

Ce contrat de partage de production porte sur un bloc, situé dans la presqu’île de Bakassi qui a été rétrocédée au Cameroun par le Nigeria, au terme d’une bataille judiciaire devant la CIJ(Cour internationale de justice).

De son côté, Brazzaville a signé une convention de financement avec la société chinoise Beijing Fortune Dingheng pour la construction d’une deuxième raffinerie, d’une capacité de production annuelle de 2,5 millions de tonnes. Présents dans le secteur des mines, à travers le projet de fer de Mbalam, commun au Cameroun et au Congo Brazzaville, dans leurs parties respectives Est et Nord, les chinois se montrent également offensifs pour remplacer au pied levé l’australienne Sundance Ressources Limited, en panne sèche de financement depuis qu’elle a obtenu le permis d’exploitation en 2018.

Selon le très respecté site Investir Cameroun, un consortium de 5 sociétés chinoises y serait engagé sur le double plan technico-financier. Bien malin tant ils attendent un meilleur retour sur investissement, les dragons chinois n’hésitent pas de mettre la main à la poche pour supporter résoudre des problèmes d’indécence de certains ministères de tutelle…

C’est le cas, selon nos sources, d’une entreprise chinoise de bois dans un pays d’Afrique centrale, qui supporte, sur fonds propres, le séjour académique des étudiants de ce pays, en panne sèche de trésorerie. Que gagnera, en contrepartie de cette aide, cet homme d’affaires chinois bien implanté dans l’exploitation du bois? La générosité n’est pas une vertu dans le monde des affaires en Chine.

Alphonse Ndongo (journaliste indépendant )

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