Consommation : la société civile réclame un meilleur suivi de l’exonération des taxes sur les produits agricoles

 Consommation : la société civile réclame un meilleur suivi de l’exonération des taxes sur les produits agricoles

Dans son plan de résilience économique face aux risques de crise alimentaire, approuvé récemment, le gouvernement a annoncé la défiscalisation des intrants, équipements et accessoires des filières agro-pastorales et halieutiques. Préoccupé par la flambée des prix des produits alimentaires, l’Observatoire congolais des droits des consommateurs (OCDC) a appelé les autorités à adopter des textes d’application et à impliquer toutes les parties prenantes

Pour l’OCDC, le plan de résilience du gouvernement nécessite d’autres mesures pour répondre efficacement à la flambée constatée des prix des denrées alimentaires et à la perspective d’une crise alimentaire. Les mesures proposées dans ce plan pourront être efficaces si leur mise en œuvre est suivie d’un encadrement spécifique, a estimé Mermans Babounga Ngondo, le secrétaire exécutif de cet observatoire.

Le statu quo observé sur la faisabilité de ces mesures, a-t- il ajouté, laisse à supposer une connivence entre les mandataires de l’Etat chargés d’implémenter ces mesures et les professionnels (les commerçants importateurs). Concernant l’exonération sur les intrants agropastoraux et halieutiques sur toute l’étendue du territoire national, l’OCDC a insisté sur le suivi en vue de la suppression des frais de péage durant les douze mois à la charge du budget de l’Etat.

« La libre circulation des véhicules transportant les denrées alimentaires, intrants agropastoraux et halieutiques sur les routes à péages ne sera effective que si le ministère concerné prend un texte d’application et le vulgarise aux usagers. C’est à ce prix que les transporteurs locaux jouiront de cette mesure. Les consommateurs continuent aussi d’attendre les textes sur le blocage des prix et sur la liste des produits de première nécessité afin d’éviter de gérer les questions liées à l’inflation de manière conjoncturelle », a indiqué Mermans Babounga Ngondo.

Pour mémoire, le plan de résilience du gouvernement s’étend sur la période 2022-2023 dans cinq secteurs essentiels. Les allégements fiscaux prévus par les autorités sont destinés à atténuer l’inflation galopante, ainsi que la rareté perceptible des produits alimentaires dans le pays. Le décret pris le 29 juin dernier a fixé d’autres actions urgentes telles que le soutien aux producteurs agricoles et éleveurs nationaux structurés de manière à augmenter leur production, la stabilisation des prix des produits alimentaires et agricoles essentiels, l’appui aux producteurs locaux et l’application rigoureuse des mesures administratives, fiscales et parafiscales.  

L’exécutif a annoncé un fonds de 171,205 milliards de francs CFA afin de supporter les charges définies dans le plan de résilience, soit 46,645 milliards de francs CFA envisagés pour les mesures d’application immédiate, celle des mesures à court terme (72,655 milliards de francs CFA), les actions à moyen terme (51,905 milliards de francs CFA).

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