Cour de cassation : le verdict dans l’affaire Théophile Matondo attendu le 23 février

 Cour de cassation : le verdict dans l’affaire Théophile Matondo attendu le 23 février

L’ancien directeur général du Bureau central de coordination (Bceco) connaîtra son sort le 23 février. Mais la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) et le Collectif d’organisations de défense des droits de l’homme ont confiance en la justice pour la libération du prévenu étant donné que le ministère public, lors de l’audience du 7 février consacrée à la plaidoirie, a dit que les accusations des détournements des deniers publics et la non facturation de la taxe sur la valeur ajoutée portées à charge du prévenu Théophile Matondo étaient non fondées.

La Cour de cassation siégeant dans l’affaire opposant le ministère public, l’État congolais à l’ancien directeur général du Bceco, Théophile Matondo Mbungu, a démarré la plaidoirie le 7 février. Selon le délai légal, elle devra rendre son verdict le 23 février prochain.

Après avoir assisté à l’audience publique du 7 février consacrée à la plaidoirie, la FBCP et le Collectif des organisations de défense des droits de l’homme qui suivent cette affaire et clament l’innocence de l’accusé ont réitéré leur confiance à la Cour de cassation. Elles se disent convaincues de l’acquittement du prévenu Théophile Matondo, qu’elles qualifient de victime d’une justice à double vitesse.

Pour ces organisations, leur certitude serait fondée sur le propos de l’organe de la loi, le ministère public, qui a dit que les accusations des détournements des deniers publics, conformément à l’article 145 du code pénal livre 2 et la non facturation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) portées contre le prévenu directeur général de Bceco, sont non fondées.

Pour la FBCP et ce collectif, en effet, ces affirmations du ministère public coïncident avec leur enquête qui considérait que l’arrestation et la détention du prévenu Matondo étaient arbitraires. Les avocats de l’ancien directeur général du Bceco ont, au cours de la plaidoirie, fait état de certaines irrégularités constatées au jugement du premier juge le condamnant à dix ans de prison. Fort de ces arguments, ces organisations de défense des droits de l’homme et le ministère public, le procureur général près la Cour de cassation ont requis l’acquittement pur et simple du prévenu. « Le constat fait jusqu’ici est que la partie civile et l’Inspection générale des finances n’ont aucune preuve contre le prévenu Théophile Matondo, alors qu’un principe en droit dit que la charge de la preuve incombe à celui qui l’allègue », a souligné la FBCP dans son communiqué publié à l’issue de l’ audience du 7 février.

Tout en insistant pour l’acquittement de Théophile Matondo lors du verdict attendu le 23 février, la FBCP et le collectif des organisations de défense des droits de l’homme rappellent dans leurs déclarations que tous les témoins invités à la Cour de cassation, dont la Société nationale d’électricité, l’Inspection générale des finances, la direction générale des impôts, etc., n’ont apporté aucun grief contré le prévenu. Notons qu’il est reproché à l’ex-directeur général du Bceco le détournement de cinq millions de dollars américains de la TVA sur le marché pour l’électrification du projet Bukanga-Lonzo.

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