Dès qu’un Mbochis d’Oyo commence à voler, il se balade avec plusieurs téléphones en main

 Dès qu’un Mbochis d’Oyo commence à voler, il se balade avec plusieurs téléphones en main

Dans la logique du yakanokinokisme, avoir plusieurs téléphones derniers cris est un signe de réussite, surtout quand on a une personne spéciale pour répondre à vos appels. Les Mbochis d’Oyo sont ceux qui sont assimilés à ce phénomène qui a pris de l’ampleur dans leur cercle. Partout dès qu’on voit un Tonton tenant plusieurs téléphones portables en main, on sait tout de suite d’où il vient et surtout c’est un voleur.

L’apparition massive et désordonnée des parvenus à Brazzaville a eu pour conséquence leur étiquetage par le reste de la population. Des personnes qui ont été surpris par l’argent n’arrivent pas à se contrôler et croient paniquer alors qu’elles font honte.

Généralement devenus riches grâce aux détournements des deniers publics, les Mbochis d’Oyo n’arrêtent de tenter de se faire valoir à Brazzaville. Leurs milliards volés ne servent qu’à construire des maisons, entretenir plusieurs femmes, s’acheter des véhicules, ouvrir des débits de boisson et surtout traîner plusieurs smartphones dans leurs mains.

Très rares sont les Mbochis d’Oyo qui se lancent dans l’entreprenariat de peur de vite tomber en faillite à cause de leur mauvaise gestion innée. Quand ils descendent dans leurs 4×4, on peut apprécier leur difficulté à toucher le sol à cause de leurs gros ventres et des téléphones qu’ils tiennent dans leurs mains.

Après avoir offert à boire aux jeunes, dès qu’ils tournent le dos, c’est le mot voleur qui les accompagne : «  Botala nga moyibi oyo, a mi moni aussi moto ya solo ! »

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