Dialogue entre l’Otan et la Russie: malgré des «différences majeures», le dialogue reste ouvert

 Dialogue entre l’Otan et la Russie: malgré des «différences majeures», le dialogue reste ouvert

Lors des discussions entre l’Otan et la Russie de ce mercredi 12 janvier, Moscou a campé sur ses positions concernant le non-élargissement de l’Alliance atlantique, une demande catégoriquement refusée par l’Otan.

« La discussion n’a pas été aisée. Les échanges ont été directs sur la situation en Ukraine et des différences majeures ont été constatées sur la sécurité en Europe », a expliqué Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, à l’issue de la réunion ce mercredi.

Durant plusieurs heures, « la conversation a été très franche, directe, profonde, intense, mais en même temps, elle a révélé un grand nombre de divergences sur des questions fondamentales », a rajouté le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, lors d’un point de presse.

Pas d’entente entre Russes et Otan

La délégation moscovite est arrivée avec des exigences, selon le secrétaire-général de l’Alliance, Jens Stoltenberg. Effectivement, la Russie avait déjà prévenu la veille de la réunion qu’un arrêt de l’élargissement de l’Otan était un point capital des négociations. Trente pays membres cela suffit, semble dire le Kremlin. Moscou souhaite surtout que l’élargissement ne concerne pas l’Ukraine, ce qui serait un véritable acte de nature à une déclaration de guerre vu de Moscou, rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet.

De son côté, l’Otan a opposé une fin de non-recevoir évidente à cette exigence. La perspective d’une adhésion à l’Otan offerte en 2008 à l’Ukraine reste sur la table et l’Alliance jugera souverainement lorsque le pays sera prêt à la rejoindre. De la même façon, l’Otan a rejeté la demande russe de retrait des troupes et des moyens militaires déployés depuis quelques années face à elle sur le territoire des alliés orientaux comme les Baltes ou les Polonais.

« Je n’ai rien entendu de nouveau » dans les positions exprimées par le vice-ministre russe, a déclaré la vice-secrétaire d’État américaine Wendy Sherman à l’issue de la réunion qui s’est déroulée au lendemain de discussions entre, exclusivement, les Américains et les Russes. « Certaines demandes russes ne sont même pas discutables », a-t-elle insisté.

Poursuite du dialogue

Le bilan des discussions n’est toutefois pas entièrement négatif car les tensions se sont déplacées des champs de manœuvre vers les salles de réunion et surtout, Russes et Alliés se sont mis d’accord pour continuer le dialogue et organiser de nouvelles rencontres.

Si le dossier ukrainien a été au cœur des discussions, des questions plus vastes comme le désarmement et les missiles balistiques ont été abordées. Autant de questions ardues pour une rencontre tendue et qui s’est clôturée sans résultat tangible.

(Avec AFP)

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