Diversification économique : la coopérative Ya Dïyi encourage la pratique de l’apiculture

 Diversification économique : la coopérative Ya Dïyi encourage la pratique de l’apiculture

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Spécialisée dans l’apiculture professionnelle, la coopérative Ya Dïyi a entamé une sensibilisation des organisations de la société civile à l’importance de cette activité dans la lutte contre la pauvrété et la diversification de l’économie congolaise.

La rencontre s’est déroulée le 3 avril dernier dans la salle de la Maison de la République, ex-école paramédicale Jean Joseph Loukabou, en présence de Régine Goma, responsable de la coordination des associations et réseaux de la société civile au Congo (Caresco) Pointe-Noire. En effet, peu développée au Congo, l’apiculture s’avère pourtant très génératrice de revenus. C’est d’ailleurs pour cela que depuis 2013 le miel, encore appelé l’or jaune, est considéré comme une matière première au même titre que le pétrole. Mais ce que bon nombre de Congolais ignorent c’est que l’abeille ne produit pas que du miel, elle donne d’autres produits très rentables notamment : la gelée royale, la cire, le pollen, la propolis et le venin d’abeille. Des produits qui ont une valeur nutritive, médicinale et commerciale.

Consciente de cela et dans le souci de partager son savoir-faire, la coopérative Ya Dïyi s’est engagée à vulgariser le métier d’apiculteur. Cela, pour contribuer à la diversification de l’économie congolaise et à la lutte contre la pauvreté. Et pour atteindre ses objectifs, elle a créé un centre de formation en apiculture professionnelle dénommé Ya Dïyi-Ya Dïyi. La structure située au carrefour de la maison commune de Loandjili est ouverte à tout le monde et donne aussi des notions de base en gestion d’entreprises pour une formation complète.

La coopérative Ya Dïyi encourage les Congolais à la pratique de cette activité rentable mais tout en ayant en amont une formation pour une connaissance des techniques mais aussi du fait que l’apiculture professionnelle est une activité verte, une activité respectueuse de l’environnement. 

Tchiv Tchivongo, chargé de la communication et de la formation de la coopérative a expliqué : «Pratiquer l’apiculture c’est élever les abeilles, leur offrir une habitation. En le faisant on gagne les produits de la ruche et on doit protèger l’abeille». Appuyant ces propos, Justin Goma Gabou, président et promoteur de cette coopérative a aussi précisé : «L’apiculture ce n’est pas abattre un arbre et prendre du miel. Celui qui agit ainsi fait de la cueillette. Un apiculteur récolte le miel parce ce qu’il y a une ruche. Avec l’apiculture on peut se développer sans détruire la nature et il faut apprendre à le faire». Outre la formation qui va aussi contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable, la coopérative fabrique, dans sa propre usine, et propose des ruches respectueuses de l’environnement. Celles-ci ont été présentées également lors de la sensibilisation.

Par ailleurs, la coopérative entend faire du Congo un pays producteur de miel et des autres produits de la ruche. Cela est possible, d’après le président de la coopérative, du fait que le pays dispose des atouts. En effet, comme les autres pays d’Afrique, on trouve au Congo l’abeille la plus agressive mais la plus productrice au monde.  Selon Gabou, produits à grande échelle, le miel et les autres produits de la ruche peuvent contribuer au développement du Congo  à l’exemple de Cuba dont la vente du miel et des autres produits de la ruche génère 11 milliards de recettes.

Notons que la coopérative Ya Dïyi dispose de 2000 ruches, dans les départements du Kouilou et de la Bouenza, dont bon nombre ont déjà été colonisées, c’est-à-dire sont déjà porteurs de miel. L’organisation entend poursuivre la sensibilisation sur le métier d’apiculteur dans les autres départements du pays. 

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