Droits : le CESE exhorte les femmes à une prise de conscience accentuée

 Droits : le CESE exhorte les femmes à une prise de conscience accentuée

Pour clôturer avec éclat le mois de lutte pour les droits de la femme, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a organisé une conférence-débat le 31 mars autour de plusieurs thématiques. L’enjeu étant de rappeler à la femme de s’approprier les instruments juridiques mis à sa disposition, afin de construire avec les hommes une société plus juste et harmonieuse.

« Place et importance des femmes au sein du CESE du Congo : enjeux et défis » était le thème principal de cette rencontre qui a permis à toutes les catégories évoluant au sein du CESE de discuter sur les questions de parité au Congo. Selon la présidente de cette institution, Emilienne Raoul, ce moment de discussion a été une invite en vue d’examiner comment l’Etat congolais garantit les droits des femmes et comment les femmes s’approprient tous les instruments juridiques mis à leur disposition.

« Le présent rendez-vous d’échange et de partage a permis de faire le point sur le respect des droits des femmes en tant qu’êtres humains et de jeter un regard sur les générations qui viendront après nous, pour que les luttes que nous menons aujourd’hui soient un capital à conserver et à régénérer par les jeunes à venir », a souligné la présidente du CESE.

Ainsi, basée sur la recherche documentaire et une enquête de terrain menée au sein du CESE, la communication consacrée au thème de la rencontre a été faite par Rachel Brigitte Ickonga Somboko, questeur du CESE. Celle-ci s’articulait autour de trois points essentiels, à savoir : considération générale sur les femmes au Congo, présentation du CESE, enjeux et défis.

Dans son discours, elle a fait un historique de la Journée internationale des droits de la femme dans le monde. Selon elle, dans la société ancienne, le jeune garçon apprenait un ou plusieurs métiers et recevait à l’âge requis les secrets de la famille. Alors que l’éducation de la fille visait uniquement à faire d’elle une bonne épouse et une bonne mère. « Des types de valeurs ayant longtemps contribué à inférioriser la femme dans la société et à perpétuer l’inégalité des genres qui défavorise les femmes », a-t-elle ajouté.  

Rachel Brigitte Ickonga Somboko a reconnu qu’aujourd’hui l’évolution des mentalités et des lois favorisent l’épanouissement professionnel de la femme au Congo. Le principe d’égalité entre l’homme et la femme, dit-elle, devrait davantage être mis en application par la femme elle-même car tous sont indispensables dans le processus de développement et susceptibles de tirer les mêmes avantages.

Ainsi, afin d’emmener les femmes à s’approprier cette manière de penser et d’agir, Odette Irène Gamassa, directrice de la Coopération et secrétaire générale du CESE, a témoigné sur son expérience de femme au sein de l’administration de cette institution. Cette journée a, par ailleurs, été une occasion pour les agents dudit Conseil de mener des travaux de groupe sur la représentativité de la femme au sein de différentes sections du CESE comme atout à capitaliser ou non pour le développement de cette institution et l’amélioration des performances individuelles devant servir de modèle pour les autres.

Le CESE compte parmi les instituions de la République du Congo prévues dans la Constitution du 25 octobre 2015. En tant qu’assemblée consultative auprès des pouvoirs publics, il est saisi par le chef de l’Etat, les présidents de l’Assemblée et du Sénat. Aussi, il peut de sa propre initiative se saisir de tout problème à caractère économique, social et environnemental. 

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