Ecole militaire préparatoire général Leclerc : double commémoration

 Ecole militaire préparatoire général Leclerc : double commémoration

Dans le cadre de la commémoration de la Journée du maréchal Leclerc et du 75e anniversaire de la création de l’école militaire préparatoire, une cérémonie a été organisée le 20 novembre à la place d’armes de cet établissement, au cours de laquelle quelques présents ont été remis à l’école, notamment des manuels scolaires et une débroussailleuse.

Le premier don a été offert par l’attaché de défense près l’ambassade de France au Congo, le colonel Rémy Cazenave Lavie, et le second par le président de l’association des Anciens enfants de troupes (AET) du Congo, le colonel Rémy Ayayos Ikounga. Ces dons ont été réceptionnés par le commandant de l’Ecole militaire préparatoire général Leclerc (EMPGL), le colonel Raphaël Ngoubou.

Le rituel de dépôt des gerbes de fleurs a été respecté, tour à tour, par les officiels présents à la cérémonie, suivi de la sonnerie aux morts et de l’exécution des hymnes nationaux joués par la fanfare des Forces armées congolaises (FAC). De l’évocation de la mémoire du maréchal Leclerc, on retiendra cette devise sans cesse répétée : « Ne me dites pas que c’est impossible », qui résume la détermination de l’homme qui, malgré l’adversité, est toujours déterminé à atteindre l’objectif fixé ».

De ce fait, major de la promotion admise à l’Ecole de guerre en 1937, Philippe se voit empêché de terminer sa formation à cause de la déclaration de guerre. Dans les semaines qui suivent, il se voit affecté à la quatrième division d’infanterie chargée de renforcer la ligne Maginot, avant de prendre la tête du Troisième bureau chargé des opérations. Ecœuré de voir « la capitale à plat ventre », il refuse la défaite, puis rejoint la Résistance du général de Gaulle. Il prend alors le pseudonyme de Leclerc.

Autant de valeurs si essentielles, le souvenir de Leclerc s’incarne en elles au point de voir son nom être utilisé pour baptiser la toute jeune école d’enfants de troupe créée trois mois plus tôt, à Brazzaville, déjà auréolée par l’immense prestige d’incarner la capitale de la France libre.

Le directeur de la communication des armées, le commandant Armand Elenga, a rappelé ce parcours en précisant à l’auditoire qu’au-delà de la perte du libérateur, c’est donc également un chef héroïque ayant du cran qui continue d’inspirer les enfants de troupe de toutes les générations de tous les continents, et intensément ceux du Congo. « C’est tout le sens de l’attention accordée chaque année sur cette place d’armes de l’école qui porte son nom, à la célébration de la gloire posthume ; à la célébration de l’amitié demeurée fidèle entre la France et le Congo », a-t-il ajouté.

En rappel, l’EMPGL a été créée en 1946 et a ouvert ses portes aux jeunes des différentes colonies de l’AEU-Cameroun en octobre 1947. Aujourd’hui, cette légendaire école totalise soixante-quinze ans d’existence. La cérémonie s’est achevée dans une ambiance festive autour d’un cocktail partagé en toute convivialité.

La rédaction

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