Ekengé, Sassou paie les militaires à temps avec un bonus salarial de 20000 frs à chaque officier

 Ekengé, Sassou paie les militaires à temps avec un bonus salarial de 20000 frs à chaque officier

Les militaires d’Afrique centrale peuvent remercier leurs collègues qui ont entrepris un moment des opérations chirurgicales contre les préfets de la France. Si a Abidjan, Alassane Ouattara a anticipé la paie des militaires Ivoiriens de Février au lendemain du Putsch au Burkina, au Congo, l’Empereur qui se croit tout puissant vient non seulement d’anticiper la paie de février, mais a gratifié chaque officier militaire d’un bonus de 20000 frs sur leurs fiches de paie. «  L’homme prudent voit le mal de loin » chantait souvent Koffi Olomidé.

En Afrique Centrale, les officiers, fonctionnaires et autres membres de la classe moyenne sont des affairistes qui n’existent que par la commande publique. Personne ne peut remettre en cause une mafia qui les engraisse tous. Les prolétaires sont en voie d’extinction en Afrique Centrale et sont remplacés par des larbins et autres Atalakus.

Après l’avoir totalement rendu clanique et régionaliste, l’armée Congolaise voit aussi comment les affaires deviennent le credo de certains officiers qui ont oublié leur mission principale. Les éveils de leurs collègues en Afrique de l’Ouest vont un peu aussi contre leurs intérêts, car si le pouvoir tombe, leurs affaires tombent aussi.

Denis Sassou Nguesso qui a transformé quelques Congolais à son image, connaît très bien leurs points faibles et n’hésite d’aller par là. Après les fêtes de fin d’année, généralement tout le monde traverse le mois de Janvier avec peine. Sans attendre début février et au lendemain du coup d’État au Burkina Faso, les banques Congolaises ont reçu la paie des militaires avec un bonus de 20000 frs.

Tous ces militaires ont vite compris être en face d’une forme de corruption pour les décourager à avoir des mauvaises intentions contre le régime en place qui se soucierait de leur bien-être. Denis Sassou Nguesso a toujours cru qu’il quitterait son pouvoir par sa propre volonté et non par contrainte comme en 1990.

Alors que les fonctionnaires ont du mal à obtenir une revalorisation de leur salaire, les militaires eux l’ont obtenu sans revendications. Comme quoi être armé est un moyen de pression et dissuasion efficace. «  Pourtant Sassou a presque désarmé l’armée régulière au profit de sa milice, de quoi a t-il peur encore ? » se demande un commandant de la gendarmerie.

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