Elections législatives au Liban: 41% de participation, le comptage est en cours

 Elections législatives au Liban: 41% de participation, le comptage est en cours

Au Liban, les premières élections législatives depuis le début de la crise économique, en 2019, pour choisir 128 membres du Parlement, ont eu lieu ce dimanche sans incident majeur. Des mesures de sécurité renforcées avaient été prises par les forces de sécurité pour assurer le bon déroulement de ce scrutin jugé crucial pour l’avenir du pays. Le décompte des voix s’est poursuivi jusqu’à l’aube dans certaines circonscriptions.

Les informations qui circulent viennent des machines électorales des partis et doivent, par conséquent, être pris avec précaution. Les résultats officiels ne seront annoncés que dans la journée.

Mais d’ores et déjà, les chefs de certains partis, notamment les formations chrétiennes, revendiquent la victoire : le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, proche de l’Arabie saoudite, a affirmé que son mouvement obtiendra le plus grand bloc chrétien à la Chambre.

Son rival, Gebran Bassil, allié du Hezbollah, a reconnu à demi-mots que son groupe parlementaire pourrait être amputé de quelques sièges. Il a toutefois proclamé sa victoire contre ce qu’il a appelé « une tentative d’élimination politique conduite par les Etats-Unis et Israël ». 

Le Hezbollah et le mouvement Amal sont bien placés pour rafler les 27 sièges qui reviennent aux chiites, ce qui leur accorde une représentation exclusive de cette communauté au Parlement.

La participation des sunnites, plutôt modeste, est perçue comme un signe de soutien à l’ancien Premier ministre Saad Hariri, qui a annoncé en janvier son retrait de la vie politique sous la pression des Saoudiens.

Qui des listes proches du mouvement de contestation ? 

Le taux de participation de 41% des Libanais résidents, annoncé tard la nuit par le ministère de l’Intérieur, en baisse de six points par rapport aux précédentes législatives de 2018, a desservi les listes dites de la « société civile ». Une douzaine de candidats se revendiquant de la contestation pourraient être élus.

Malgré la crise, l’effondrement économique, la destruction du pouvoir d’achat, les partis traditionnels, tirent leur épingle du jeu et continuent de dominer largement la prochaine Chambre.

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