Emploi : Hugues Ngouélondélé exhorte les gouvernants à repenser leur politique

 Emploi : Hugues Ngouélondélé exhorte les gouvernants à repenser leur politique

Le ministre en charge de la Formation qualifiante et de l’Emploi a porté la voix du Congo à la 110e session de la conférence internationale du travail qui se tient du 27 mai au 11 juin, à Genève, en Suisse, invitant « les gouvernants à repenser les politiques publiques en matière d’emploi afin de les concevoir vers plus de solidarité pour assurer à tous une protection sociale ». 

« Les couches vulnérables, les jeunes et les femmes en situation de précarité avant l’apparition de la covid 19 ont vu leur situation se dégrader », a soutenu Hugues Ngouélondélé.  Les questions liées aux normes du travail, à l’emploi et à la formation qualifiante ont été au menu de la conférence initiée par l’Organisation internationale du travail (OIT) sur le thème « L’économie sociale et solidaire au service d’un avenir du travail centré sur l’être humain ».

Le thème a été choisi en tenant compte des effets dévastateurs occasionnés par la covid 19 sur les économies et le  marché du travail ayant  pour conséquences les licenciements, les compressions, la réduction des heures de travail, la fermeture de certaines entreprises.  Quatre objectifs principaux ont été visés à travers ce thème, notamment la promotion de l’emploi, la protection sociale, les droits du travail et le dialogue social.

Hugues Ngouélondélé s’est appuyé sur la mise en œuvre du Plan national de développement (2022-2026) pour présenter les quelques avancées du Congo en matière d’emploi. «  Mon pays, la République du Congo, a conçu et applique son Plan national de développement 2022-2026 dans ce sens et pour  mettre en adéquation nos politiques et nos  stratégies en matière de l’emploi et de sécurité sociale. Ce plan fait une place de choix aux principales composantes de l’économie sociale et solidaire. Nous sommes rassurés que la résolution de la 110e session de la conférence internationale du travail sur cette problématique, ainsi que l’accompagnement du Bureau international du travail seront pour nous un grand apport à sa mise en œuvre », a-t-il souligné  .  

Il  a insisté dans son discours  sur le nécessité de mettre en place des mesures urgentes pour une meilleure protection en assurant une transition de l’économie informelle vers l’économie formelle à la lumière des normes internationales du travail. Le Congo, a-t-il rappelé, a entrepris, en matière de sécurité sociale, l’harmonisation de la législation nationale au socle juridique de la conférence interafricaine de prévoyance sociale assurant que l’assurance maladie universelle se mette en place progressivement.  Il a réitéré l’engagement du pays à mettre en place des politiques nationales inclusives en matière d’emploi, de travail et de sécurité sociale, conformément aux conventions et recommandations de l’Organisation internationale du travail.

La conférence internationale du travail, regroupant chaque année les mandants tripartites (gouvernement, employeurs et travailleurs) des 186 pays membres, s’est tenue dans un format réduit d’autant plus qu’une partie des travaux s’est déroulée en présentiel et une autre en visioconférence.

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