États-Unis: un jury fédéral reconnaît la dimension raciste du meurtre d’Ahmad Arbery

 États-Unis: un jury fédéral reconnaît la dimension raciste du meurtre d’Ahmad Arbery

Les trois Américains blancs avaient déjà été condamnés à la prison à vie par un tribunal de Géorgie pour avoir pourchassé et tué Ahmad Arbery, un joggeur noir, dans le sud des États-Unis. Mais ils étaient jugés cette fois par un tribunal fédéral chargé de prouver la dimension raciste de leur crime.

À la barre, des témoins sont venus raconter leurs interactions racistes dans le passé avec les trois meurtriers d’Ahmad Arbery. Les enquêteurs du FBI ont aussi exhumé leurs commentaires racistes envoyés par textos ou postés sur les réseaux sociaux.

Ces extraits prouvent notamment que Travis McMichael, l’auteur du coup de feu mortel, avait pour habitude d’utiliser le « N Word », c’est-à-dire le mot nègre, ou celui de singe, de sauvage ou encore de sous-homme pour désigner des Afro-Américains. Le FBI a aussi produit des messages de William Bryan, l’auteur de la vidéo du meurtre, interdisant à sa fille d’avoir une relation avec un Noir.

Les trois hommes blancs avaient déjà été condamnés à la perpétuité pour le meurtre d’Arbery, devenu l’un des emblèmes du mouvement Black Lives Matter, mais leur premier procès devant la justice locale de Géorgie n’avait fait qu’effleurer leurs motivations racistes.

Un verdict salué par le ministre de la Justice

L’objectif de ce second procès, lancé par le ministère de la Justice, était au contraire de prouver que le joggeur noir de 25 ans a été tué en raison de sa couleur de peau. Et c’est ce qu’a confirmé le jury après quatre heures de délibérations.

Signe de son importance : ce verdict a immédiatement été salué par le ministre de la Justice Merrick Galand qui promet d’utiliser toutes ses ressources pour combattre les crimes de haine aux États-Unis.

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