Ethiopian Airlines a refusé de s’associer à ECAIR pour sa relance à cause du manque de sérieux des Congolais

 Ethiopian Airlines a refusé de s’associer à ECAIR pour sa relance à cause du manque de sérieux des Congolais

En janvier 2021, la ministre Ingrid Ghislaine Ebouka Babakas évoquait la possibilité d’une reprise des activités de la société aérienne ECAIR avec l’aide d’Ethiopian Airlines. Mais on apprend que ce rêve a été stoppé brut par les Éthiopiens qui ne jugent pas sérieuse la partie Congolaise. Le Congo est un pays qui n’inspire pas confiance à tous les niveaux et qui a exigé à Addis Abeba un préfinancement pour cette coopération.

Les avions d’ECAir (Equatorial Congo Airlines) sont cloués au sol depuis le 10 octobre 2016, cinq ans après le lancement de cette compagnie. Le ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande s’est expliqué sur les efforts menés pour tenter de lever l’impasse et de relancer les activités de cette compagnie, lors de la séance des questions orales au gouvernement avec débat.  

Les deux avions bloqués à l’étranger ont été déjà rapatriés, ce qui porte à quatre le nombre des appareils stationnés à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville, a-t-il informé. « ECAir existe, elle n’a jamais été liquidée. Ce n’est nullement l’intention du gouvernement. Elle constitue notre fierté nationale, il nous faut la relancerComme tout le monde peut le constater, quatre avions sont stationnés en ce moment à l’aéroport Maya-Maya », a affirmait à l’époque Fidèle Dimou.

Ces avions ont été examinés par des techniciens agrées, d’après le ministre, qui ont confirmé leur bon état. Dans ce contexte, l’État congolais entend coopérer avec des partenaires essentiellement africains, afin de pouvoir l’assister dans la gestion et l’entretien de ses aéronefs.

Sans donner davantage de précisions, Fidèle Dimou a dit qu’un projet de convention est en cours d’examen pour faciliter le nouveau partenariat. Cette annonce a, sans doute, un lien avec le mémorandum d’entente signé entre ECAir et la compagnie Ethiopian Airlines sur un partenariat technique et sur la formation. « Cette entente avec Ethopian pourrait être transformée en partenariat stratégique », promettait, en mars 2017, la directrice générale d’ECAir, Fatima Beyina Moussa.

C’est avec les Éthiopiens que langue a été prise avant que tout capote au bout de quelques semaines. Le Congo a prouvé selon les interlocuteurs Éthiopiens son manque de sérieux dans le management en refusant de s’acquitter d’une garantie financière imposée avant d’entamer ce partenariat. Les Éthiopiens ne voulaient pas se jeter dans la gueule du loup en assumant 80 % des responsabilités.

Lancée en août 2012, la compagnie ECAIR desservait outre le réseau domestique et continental, des liaisons internationales à l’instar de Paris et Dubaï. Criblé de dettes, le pavillon national congolais a été contraint de cesser ses activités en octobre 2016 sous la pression des organismes dédiés au rang desquels l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).

A l’image du pays, Ecair est avant tout un immense gâchis financier : 289 milliards de FCFA soit environ 500 millions de dollars apportés par l’Etat congolais-Nguesso, auxquels il faut ajouter les prêts des banques locales dont la BGFI, les salaires impayés des personnels, les dettes de l’entreprise et surtout l’emprunt obligataire de 110 milliards de FCFA (garanti par  le même pseudo-Etat) lancé en février 2016 par le plus vénitien et le plus corrompu de nos ministres, Gilbert Ondongo.

Sans compter très sûrement des engagements non-tenus auprès de partenaires suisses dont la très mystérieuse Privatair, Marco Villa et autres consultants douteux qui se faisaient payer à prix d’or leurs services dans les Emirats. Et sans oublier, bien entendu, le Boeing 787 Dreamliner VIP, naufragé dans les sables du désert du Nevada, qui aurait dû sûrement servir d’appartement volant pour le dictateur ou encore  pour une ligne de vols VIP Brazzaville-La Havane comme certains l’affirmaient devant un Henri Lopès sidéré…. Mais, le lourd bilan ne pourra seulement être complètement établi que lorsque la page Nguesso aura été définitivement tournée ! 

Le gouffre financier est abyssal, et c’est justement en Abyssinie que nos incompétents sont allés chercher de l’aide, auprès d’Ethiopian Airlines, la très performante compagnie d’aviation. Fleuron de l’économie éthiopienne, elle a été créée en 1945 avec pour partenaire la compagnie américaine TWA. Ce n’est qu’en 1975 qu’elle devint totalement éthiopienne. Souvent désignée comme la meilleure compagnie d’Afrique, Ethiopian Airlines emploie plus de 7000 personnes et compte une flotte de 65 appareils très récents ; pour la plupart des Boeing dont 15 Dreamliner 787, tous en service et bien entendu aucun stationné dans le Désert du Nevada. Rien n’interdit de penser, lors de la création d’ECair, que le général-instituteur, ivre de ses pétro-milliards de dollars, n’ait eu le désir profond de supplanter la compagnie éthiopienne. Avec le baril à 100 dollars tous ses rêves étaient permis. Dommage qu’il n’ait pas rêvé alors au juste bonheur de sa population !

Il restait cependant un détail important à régler avant la conclusion d’un accord entre les parties, congolaises et éthiopiennes. La compagnie  ECair avait été portée sur les fronts baptismaux de l’aviation civile congolaise sans que son statut soit connu réellement. L’acte officiel de décès de la moribonde Lina Congo n’ayant pas été prononcé (il eut fallu pour cela que la loi 37/65 du 12 août 1965 ait été abrogée) il semblerait bien que les droits de trafic appartiennent encore à cette dernière et non pas à ECair ! Cette situation n’a pu être régularisée avant la signature. Les Ethiopiens n’ont pas voulu se faire avoir par les minables bandits du clan Nguesso. Ethiopian a exigé aussi au Congo alors de s’occuper des droits des travailleurs survivants de la compagnie nationale, que le dictateur méprisant n’a jamais voulu régler !

La rédaction

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