Finances publiques : les Congolais invités à s’impliquer dans la mise en œuvre des réformes

 Finances publiques : les Congolais invités à s’impliquer dans la mise en œuvre des réformes

Un débat d’idées sur la thématique de la réforme du secteur des finances publiques a réuni, le 7 juillet à Brazzaville, le monde universitaire, financiers et contribuables. Rufin Baghana, le chargé de la mise en œuvre de la réforme, a exhorté les participants à appuyer les projets initiés par le gouvernement congolais.  

« La réforme des finances publiques : rôle du citoyen dans la mise en application des réformes publiques », c’est le thème de la conférence qui a mobilisé une vingtaine de participants. Le principal orateur, Rufin Baghana, a insisté sur la vulgarisation de la loi des finances (budget de l’État) permettant aux citoyens de s’imprégner des réformes en cours dans le pays.

« Le citoyen doit s’impliquer et travailler de concert avec le gouvernement pour faire avancer la réforme afin que les finances publiques soient gérées de la manière qu’il se doit », a-t- il déclaré. Au cours des échanges, plusieurs points ont été soulevés, notamment la réforme proprement dite du secteur des finances, l’état des lieux de la situation financière de la République du Congo, ainsi que le rôle que le citoyen peut jouer dans l’exécution des chantiers actuels.

Abordant le point sur la réforme publique, Rufin Baghana a indiqué qu’elle comporte trois principes, à savoir la transparence, la responsabilité et la redevabilité. Ce chantier vise précisément à introduire plus de transparence dans la gestion des ressources de l’État ; à assurer une meilleure comparabilité des données dans le cadre du pacte de convergence ; à améliorer l’efficacité de l’action publique pour le bénéfice de la population…

S’agissant du rôle du citoyen dans cette réforme, Rufin Baghana a fait état de quatre points censés augmenter son engagement. Il a cité le renforcement de la culture financière du citoyen depuis l’éducation scolaire ; l’assurance de la production et la large diffusion de l’information budgétaire ; l’implication des citoyens dans les choix budgétaires et, enfin, le renforcement de la communication autour des finances.

« À l’horizon 2029, le Congo vise à établir un système de gestion de finances publiques plus performant, responsable et transparent. Cela va nécessiter la participation et la contribution des citoyens dans sa mise en application », a martelé l’orateur.

Pour rappel, en janvier dernier, la loi organique relative aux lois de finances fixait de faire basculer le Congo au budget de programme, une réforme qui n’a été faite à ce jour.

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