France : Variant congolais atypique du Covid-19 détecté en Bretagne

 France : Variant congolais  atypique du Covid-19 détecté en Bretagne

Olivier Véran a évoqué ce mardi 16 novembre le variant congolais, à l’origine d’un cluster en Bretagne. Ce variant, s’il n’inquiète pas pour l’heure les autorités sanitaires, reste surveillé.

Interrogé par le quotidien Ouest France ce mardi 16 novembre, au sujet de l’éventualité de l’apparition de nouveaux variants, Olivier Véran a répondu : « Vous avez peut-être entendu parler d’un variant congolais. Huit cas ont été identifiés en République du Congo et on a découvert fin septembre un cluster familial chez des personnes qui en revenaient : plusieurs cas en Bretagne et quelques cas complémentaires en Paca en lien avec ces contaminations bretonnes. »

Soulignant que la France est un des pays qui réalisent le plus de séquençages de virus, le ministre a ajouté : « Je ne dis pas ça pour inquiéter, rien n’indique que ce variant soit particulièrement dangereux, mais pour souligner que notre capacité à traquer les variants est très forte. »

Rappelons que pour l’heure, c’est le variant Delta qui est largement majoritaire en France, ainsi que le confirme le dernier bulletin de surveillance d’analyse des variants (3 novembre) : « Sur la base des données de séquençage, la situation actuelle en France est toujours caractérisée par une circulation quasi-exclusive du VOC Delta. En France métropolitaine, la prévalence retrouvée dans les enquêtes Flash hebdomadaires est supérieure à 99% depuis le 10/08/2021. Les autres variants ne sont détectés que de manière sporadique. » En outre, trois types de mutations sont toujours surveillées : L452R (96,4% des prélèvements), E484K (0,1%) et E484Q (1%).

Variant congolais (B.1.640) : de quoi s’agit-il ?

En octobre dernier, 24 personnes d’une école bretonne, dont 18 élèves, aurait été testées positives au Covid-19, avec un nouveau variant, selon une information du Télégramme, qui décrit cette mutation qui ne ressemble « à aucune autre ».

Il aurait mis un certain temps à être identifié, du fait de sa singularité. Le Télégramme cite une de ses sources dans cette révélation : « les résultats ne correspondaient à rien. Ils ne révélaient ni le profil du variant Delta, ni ne correspondaient aux trois mutations d’intérêt actuellement recherchées« , à savoir : E484K, E484Q et L452R.

UNE MUTATION QUI RÉDUIT LA PROTÉINE SPIKE

Après avoir été étudié par l’Institut Pasteur, les chercheurs se sont aperçus que cette version avait muté plusieurs fois, de façon inédite. Une partie de la protéine Spike (qui permet au SARS-CoV2 de pénétrer dans nos cellules) se serait « évanouie ». Bonne nouvelle toutefois, ce variant ne serait pas particulièrement plus contagieux que le variant Delta.

Par ailleurs, l’ARS Bretagne a confirmé qu’il aurait été importé d’un pays étranger (le Congo donc), après être parvenu à remonter la chaîne des contaminations ayant menée à ce cluster à l’école. Et tous les cas auraient été pris en charge assez rapidement pour bloquer de nouvelles transmission, laissant penser que cette souche ne devrait pas continuer à circuler.

Il reste néanmoins surveillé. Selon le Parisien, ce variant été ajouté à la liste de ceux « en cours d’évaluation » par les autorités sanitaires.

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