Kouilou : Oko a vendu la baie de Loango sans l’avis de Taty

 Kouilou : Oko a vendu la baie de Loango sans l’avis de Taty

S’il a fallu que le fameux pêcheur Oko quitte sa forêt au bord de l’Alima pour venir montrer à l’autochtone Taty la Mer, il faudra aussi sans doute du temps pour que Taty sorte de son laxisme. Le même Oko à la barbe de Taty a osé un patrimoine culturel national qu’est la baie de Loango aux Chinois à des fins commerciales. Venus dans le Kouilou en mode pillard, Oko est même devenu Mfumu Toto et se permet tout.

Pouvait-il en être autrement quand le maire Vili de Pointe-Noire tient des reunions ne regroupant que des ressortissants du Nord du pays vivant à Pointe-Noire dans le seul vite qu’ils votent à 100 % le candidat Denis Sassou Nguesso ? Apparemment Taty s’est résigné face à la perspicacité lucrative de Oko et Cie.

A la différence du pétrole devenu l’exclusivité des parents de Oko, Loango est le symbole de la culture Vili, et c’est le lieu où se trouve la cour royale du Royaume Loango. Et c’est aux yeux du Roi que Oko s’est permis de la baie de Loango aux Chinois, piétinant sans remord la culture Vili de Taty. Jamais ! Mais au grand Jamais un Taty pourra se permettre d’aller vendre des terres au bord de l’Alima…Cette pagaille comportementale ne rentre pas dans sa culture.

L’Ancien port d’embarquement des esclaves de Loango est un site culturel de la république du Congo, inscrit sur la liste indicative du Patrimoine mondial de l’humanité depuis 2008.

La vidéo de dénonciation postée sur les réseaux sociaux par Guillaume Kouka, promoteur du tourisme congolais, a fait réagir l’autorité préfectorale du Kouilou. Le préfet de ce département s’est rendu sur les lieux pour faire le constat de la situation.

Tout est parti d’une vidéo postée sur les réseaux sociaux, fin mai, à travers laquelle Guillaume Kouka dénonce l’érection d’un mur le long de la baie de Loango. Ce mur érigé par un sujet expatrié, propriétaire semble-t-il du terrain dans cet espace protégé, servait de barrière à sa résidence en construction sur ce site.

On est sur l’une des pistes des captifs de Loango, on peut lire ici “une aire marine protégée de la baie de Loango” et vous avez un monsieur qui a construit un mur qui obstrue la vue sur la baie de Loango”, dénonce Guillaume Kouka.

Professionnel du secteur touristique, il s’offusque de cet état de fait “on a des richesses touristiques comme ça, que non seulement nous ne valorisons pas, mais que nous abandonnons. Après, on nous explique qu’on veut développer le tourisme et on laisse des individus faire des choses comme ça !”  

Suite à l’indignation suscitée par le témoignage du promoteur de la plateforme “Visiter le Congo”, le préfet du Kouilou, Paul Adam Dibouilou, a mobilisé son équipe pour effectuer une descente sur ledit site. 

La clameur publique nous a interpellé, notamment sur l’érection d’un mur important au niveau de la baie de Loango, il s’agit d’une aire protégée qui a intégré un plan global d’aménagement, c’est un projet qui tient à coeur au président de la République qui déjà, avait effectué une visite sur le site afin d’ériger un monument historique pour la mémoire” a-t-il indiqué. 

Une réaction tardive des autorités qui leur aura permis de faire le constat d’autres incivilités autour de ce site protégé. “Nous avons constaté une coupe sauvage [des arbres de la forêt artificielle, ndlr], mais également des fours à charbon qui s’érigent çà et là” a déploré le préfet du Kouilou. 

Une autre situation qu’ignorait la préfecture du Kouilou, à en croire Paul Adam Dibouilou, la société Zebra chargée de la gestion de ce site forestier ne lui aurait pas remonté ces informations. 

Le préfet du Kouilou a rappelé que le respect du patrimoine culturel et environnemental de notre pays est attendu de tout citoyen résidant au Congo. L’opinion attend désormais la suite qui sera donnée à cette affaire.

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