La Congolaise des panneaux solaires confrontée au manque de financement

 La Congolaise des panneaux solaires confrontée au manque de financement

Lancée le 24 novembre 2011, la Congolaise des panneaux solaires (Copasol), située à Edou, dans le département de la Cuvette, peine à être mise en œuvre. Une situation qui interpelle de plus en plus la représentation nationale.

Le député de la troisième circonscription électorale de Ouenzé, Romarick Jules Embounou Oyo, a interpellé le 25 février, au cours de la séance de questions orales avec débat au gouvernement, le ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes, sur la situation de l’usine Copasol. Fruit de la coopération sino-congolaise, la Copasol est une société anonyme au capital de 1 820 000 000 FCFA, réparti entre l’Etat congolais (65%) et la société chinoise ZTE Corporation (35%). La capacité de production installée est de 50MW, soit 120 panneaux solaires par heure.

« A quel niveau d’avancement se trouvent les travaux de cette unité de production ?  Au moment où notre pays se lance avec détermination dans la diversification économique, pouvons-nous compter sur la présence des panneaux solaires sur le marché des énergies renouvelables aux niveaux national et sous-régional, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives d’emplois stables pour les jeunes congolais ? », s’est interrogé l’élu du peuple.

Répondant à ces deux questions, le ministre en charge du Développement industriel a rappelé que la construction était entièrement terminée et des essais de production ont été réalisés de manière concluante sur les différentes lignes. « En l’absence de financement pour couvrir le besoin estimé à environ 3 800 000 000 FCFA, l’usine est en arrêt depuis 2019. Le gouvernement explore actuellement toutes les possibilités pouvant amener dans le capital d’autres partenaires. En attendant de conclure définitivement avec des partenaires identifiés, le gouvernement a inscrit dans le PND 2022-2026 un appui à la société Copasol », a indiqué Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes, précisant que cela traduisait l’intérêt des autorités dans la production des panneaux solaires et les énergies alternatives.

Notons que ce projet, appuyé par le gouvernement, prévoyait initialement la création de 400 emplois, dont 320 dédiés à la production, 40 pour des techniciens spécialisés après une formation, et 40 autres pour la gestion administrative de la société. Cette usine possède également trois lignes de production et créera 1 000 emplois indirects lorsque le marché sera développé.

(avec ADIAC)

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.