La police s’installe au lycée A Neto

 La police s’installe au lycée A Neto

Les deux lycées, le collège et l’école primaire Antonio Agostino Neto sont désormais protégés par la police nationale. Le ministère de la sécurité et de l’ordre public est entré en possession du poste avancé de sécurité publique qui loge les services et les agents le 13 décembre 2021 sous l’accompagnement enthousiaste des élèves. L’accomplissement d’un engagement Jean Luc Mouthou, dès que nommé ministre de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation.

Les lycées A et B ainsi que le collège qui constituent le complexe scolaire Antonio Agostino Neto, si l’on y ajoute l’école primaire située en face, figure parmi les structures scolaires aux risque et potentiel de délinquance élevé. En un laps de temps, deux élèves ont succombé dans la cour, dans ou des suites des bagarres. C’est pour anticiper de tels drames, protéger les structures, les personnels et élèves à qui il faut garantir une formation de qualité, dans la tranquillité qu’un poste de sécurité y est installé.

En effet, descendu dans ce complexe où un incident était signalé au lendemain de sa nomination, le ministre de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean Luc Mouthou avait décidé d’enrichir le dispositif sécuritaire. Pour exclure tout risque de bagarre entre élèves de différentes composantes, un mur de séparation a été construit. Mais l’ouvrage le plus rassurant demeure le poste de police ériger à la sortie principale sur la rue Ndolo. Il sépare le CEG et le lycée B construit après le drame du 4 mars. « Une épine enlevée au pied du maire. Ce qui augure des lendemains rassurants pour les élèves et le personnel », selon le maire de Talangaï, Priva Frédéric Ndeke qui exhorte à la préservation de l’ensemble des ouvrages.

Construite en 1975, l’école Antonio Agostino Neto était devenu le siège de la violence, rappelle John Ebata, le proviseur du lycée A. Des gangs s’y opposaient constamment, s’ils n’agressaient, menaçaient ou assassinaient des élèves. « Face au désordre des gangs, il fallait construire les murs de séparation et installer un poste avancé de la police pour prévenir et arrêter le banditisme », dit-il.

Ce poste « va assurer notre sécurité et pour nous permettre d’étudier en toute quiétude », retiendra-t-on du mot de l’élève par lequel, les apprenants sollicitent une « franche collaboration entre la police et ceux qui fréquentent ». On serait avancé, si on avait commencé tôt, a déclaré le ministre de la sécurité et de l’ordre public. « C’est un début. Nous allons poursuivre cet élan ensemble dans les grands établissements pour éradiquer la violence en milieu scolaire. Car, 80% des gardés-à-vue dans les locaux de la police sont des jeunes », a indiqué Raymond Zéphyrin Mboulou.

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