L’angoisse des vents contraires

 L’angoisse des vents contraires

Curieux, mais alors curieux, ce silence de plomb qui monte de L’Afrique centrale ! La parfaite harmonie entre les peuples d’Afrique de l’ouest et l’armée à chaque fois n’est ni flétrie ni soutenue dans la zone la plus riche du continent.

On y joue à l’autruche et on brûle des cierges en espérant que l’inquiétant phénomène restera « Wara ». Les marabouts sont consultés en visioconférence. L’arrogance des dictatures se fait discrète.

Après tout, cela aurait pu marcher, mais voilà que nous apprenons qu’au pays de Mobutu la « chose » s’est signalée. La paranoïa sécuritaire n’en demandait pas plus pour sottement déployer ses filets.

Quand le pays au sous-sol le plus riche se complaît à vivre dans les serres immondes des occidentaux sans montrer jamais qu’il est des choses à revoir, la conscience du peuple légitime peut bénir les militaires qui opineraient pour un ça suffit radical. Affaire à suivre !

Un Ali Bongo extrêmement diminué continue à s’imposer et à humilier son pays par le spectacle douloureux de « manquer de tomber ». Vu qu’il a perdu le sens des réalités, on conçoit qu’un putsch « hygiénique » puisse le ramener à la raison.

Que dire de là où la richesse nationale est privatisée par des clans qui forment les cercles concentriques du pouvoir. Là où 24 ans après, le courant électrique continu reste un problème insoluble ?

A beau gaver les militaires, on n’est pas nécessairement à l’abri d’un sursaut de conscience. Parce que les ingrédients de cette révolution de velours sont l’indépendance véritable, la dignité et la fin des humiliations à forte senteur tribaliste et raciste, les ailes réformistes n’en finiront pas de se déployer.

C’est à craindre !

Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. L’empire du mal sera vaincu.

Laurent DZABA
Président du Mouvement Panafricain et Citoyen

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