Le Congo aurait atteint l’immunité collective

 Le Congo aurait atteint l’immunité collective

Mais, ce ne serait pas du fait de la vaccination ! Depuis la chute du pic du variant Delta en novembre 2021, le comportement du virus Covid-19 a beaucoup évolué dans les grandes villes comme Brazzaville et Pointe-Noire, où les contaminations sont nombreuses, mais ne bousculent plus les sujets.

De nombreux scientifiques savent que cette thèse est plausible, le Congo aurait atteint son immunité collective depuis des semaines, même si le discours officiel reste capé sur la vaccination. Il y en a même qui nous disent que cette immunité collective « est largement atteinte »! D’autres n’hésitent d’avancer le chiffre de 70%! Dommage que les scientifiques ne s’expriment pas eux-mêmes à ce sujet. Comme depuis le début d’ailleurs!

Qu’est-ce qui se serait passé alors?

Le premier variant qui a atterri au Congo, c’est le Alpha. Lui n’a pas trop causé de dégâts humains. Il a été rapidement avalé par notre propre variant, le B1.640, repéré par un des laboratoires locaux dès mai 2021. Ce variant congolais est très agressif dans le corps, mais ne fait pas de dégâts. Au contraire, il s’y installe en défense immunitaire. Beaucoup de Congolais infectés au Covid-19 ont survécu à la suite d’une forte fièvre. C’était l’effet de la résistance!

Selon nos sources, ce variant congolais est né de la résistance pendant la période de confinement imposé à la population. Les jours de marché, il y a eu beaucoup de contaminations et de recontaminations. Cela a développé la résistance. Et la jeunesse y a ajouté l’incrédulité et la banalisation. Lorsque le variant Delta débarque chez nous en août 2021 (une alerte a été donnée par les scientifiques), il prend le temps de l’invasion et commence à sévir début octobre 2021.

Ici, il y a eu d’importants dégâts humains, beaucoup de nos proches ayant perdu leurs parents. La caractéristique de Delta, c’est la virulence, et il a emporté de nombreux patients qui avaient des antécédents de santé, quoique vaccinés à double doses! Mais, Delta a aussi été dominé par notre propre ange gardien, le B1.640 !Finalement, il y a Omicron en fin d’année passée.

Il n’a presque pas fait de dégâts, car, il est, certes très transmissible, mais pas virulent! Donc, avec l’environnement congolais fait de chaleur et de microbes ambiants, la Covid-19 n’a pas pu percer. Jusqu’alors en tout cas. Mais surtout, très rapidement, la population s’est immunisée avec les différents variants qui ont circulé dans le pays. Cela ne veut pas dire que le virus a disparu au Congo. Non, il est toujours là et circule de façon volatile, notamment actuellement avec le variant Omicron. Tous les tests positifs dans nos laboratoires ne sont plus que Omicron. Le séquençage l’a prouvé. Il faut donc en tenir compte. Par exemple, à la dernière semaine de décembre, donc entre Noël et Bonané, le Congo a enregistré 748 nouveaux cas de contamination, mais presque pas de décès.

Et depuis le déclenchement de la pandémie au Congo mars 2020, seulement ( évidemment même un mort, c’est à déplorer) 316 cas de décès ont été enregistrés. Malgré tout le bruit, la vaccination n’a jusqu’à ce jour atteint que 15% de Congolais, y compris tous les fraudeurs (non vaccinés, mais détenteurs de certificats de vaccination dûment délivré). Le gouvernement n’a pas atteint son objectif de vacciner au moins 30% des Congolais au 31 décembre 2021. Il ne sera pas aussi possible de vacciner jusqu’à 60% de la population dans les 7 prochains mois.

Heureusement, l’immunité collective vient d’elle-même, suite à ce que les Congolais ont subi : exposés à plusieurs variants, ils ont été contaminés et recontaminés, puis se sont blindés contre la Covid-19.Il est peut-être temps que nos scientifiques envisagent différemment la stratégie de la vaccination, car les médicaments existent déjà. Conseiller au gouvernement d’investir dans ces traitements, afin que la population en bénéficie gracieusement !

@Arsène SEVERIN

La rédaction

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