Le CRIDF initie une formation sur la prise en charge des violences contre les filles

 Le CRIDF initie une formation sur la prise en charge des violences contre les filles

La directrice générale du Centre de recherche d’information et de documentation sur la femme (CRIDF), Virginie Ndessabeka a indiqué le 21Septembre à Brazzaville que le renforcement de capacités techniques et opérationnelles des parties prenantes dans la gestion des violences du genre, favorisera une prise en charge globale des filles victimes de violences. 

Les agents de santé, les psychologues de la police judiciaire, les juges pour enfants, les travailleurs sociaux, les leaders communautaires et les responsables des organisations non gouvernementales sont formés sur plusieurs modules liés aux mécanismes et stratégies de prise en charge des victimes et survivants des violences sur la femme.

« Ce séminaire vise à renforcer les capacités de tous les acteurs sur la fourniture de service de prévention et de prise en charge globale, à s’approprier des prototypes et protocoles de référencements, à renforcer la collaboration intersectorielle, à amener les femmes et les filles victimes de violences à connaitre leur statut sérologique, aider les femmes victimes de violences sexuelles à obtenir réparation des dommages subis, favoriser la dénonciation des auteurs et élaborer le suivis des indicateurs », a évoqué la directrice générale du CRIDF Virginie Ndessabeka, lors du lancement des travaux de la formation.

Pour la cheffe de section éducation, protection et développement de l’adolescent , du fonds des nations unies pour l’enfance Cynthia Acka–Douabele, le présent atelier permettra d’améliorer la qualité des services dans la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre.

« Les études que nous avons menées de janvier à juillet 2022, plus de 99% des femmes ont été violé d’où l’impérieuse nécessité de mutualiser les efforts pour permettre la prise en charge effective des victimes de violences, non seulement pour leur santé physique et mentale, mais aussi pour leur réhabilitation sociale », a-t-elle expliqué.

« Ces violences sont perpétrées dans les établissements scolaires, dans les familles. Selon les statistiques de l’UNICEF sur 1025 cas de violences, il y’a 887 Cas de violences sexuelles soit 97% des filles âgées de 10 -14 ans », a poursuivi Cynthia Acka-Douabele.

Cette formation qui durera 4 jours a été organisée par le ministère de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement en partenariat avec le fonds des nations unies pour l’enfance.

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