Lèche-bottes, un métier d’avenir au Congo-Brazzaville

 Lèche-bottes, un métier d’avenir au Congo-Brazzaville

Le chien ne change pas sa façon de s’asseoir, le PCT aussi. Il y’a malheureusement quelques niais, pour ne pas s’en aviser, qui pensaient qu’en soutenant M. Sassou Nguesso aux dernières élections, ils humaniseraient les cœurs cyniques de ceux qui sont comptables de toutes les tragédies politiques et économiques que le Congo a connues.

M. Pierre Moussa, chef de la fabrique de flemmards, observe scrupuleusement la tradition maison. Les hyènes ne chassent pas avec les loups. Tout bien considéré, c’est mérité pour ceux qui pensaient contribuer à un changement de mentalité. La médiocrité se suffit à elle-même.

Figurez-vous, qu’avec ce talent, des cancres notoires vont d’un poste à un autre, remplissant des bennes avec des fortunes incommensurables.

Pardon de le dire une fois de plus, mais en 24 ans, à part organiser des gueuletons avec les deniers publics et monter des éléphants blancs tels que le stade de Kintele où aucun match ne s’est joué depuis cinq ans au moins, les créatures de M. Sassou comme ils s’aiment s’appeler et leur mentor, n’ont produit que des breloques. C’est leur droit d’écrire jour après jour, de nouvelles pages du bréviaire de la médiocrité.

Aussi, on nous bassine de sottises sur la paix chèrement acquise alors que les villes de Brazzaville et Pointe-Noire sont en proie aux bébés noirs. Les nuits y sont inquiétantes. On peut donc aisément comprendre que seule la sécurité du pouvoir est importante, celle des citoyens importe peu.

Aujourd’hui, même la politique où excellaient les esprits brillants n’est plus que peau de chagrin, de vastes blagueurs y conduisent un art de l’ineptie sans talent, à pleurer.

Non sans blague, un homme qui laisse disparaître la richesse nationale et qui est incapable de nous dire où elle est passée, ni quand cela s’arrêtera, et qui mériterait des blâmes sévères, est célébré comme un parangon de vertu.

Qu’était le lit acheté par l’ancien Président J.J Yhombi Opango, qui lui a valu une éviction de la tête de notre pays, par rapport aux Bentley, Jaguar, Porsche et Lincoln, qu’enfourchent avec arrogance femmes, enfants et maîtresses, devant un peuple qui conjugue le courage au passé ?

Ainsi, dans cette République de petits porteurs où l’on célèbre et commémore la colonisation mentale et la corruption, les petits propagandistes et leurs thuriféraires, caresseront toujours le rêve de dévorer ce qui reste de l’intelligentsia congolaise.

Avec cette gouvernance à l’instinct et à contre-courant, M. Sassou Nguesso, son Premier Ministre et ses ministres, tentent de tuer dans l’œuf l’idée du progrès que caresse la jeunesse congolaise, à l’image d’autres jeunes à travers le monde.

Que Dieu bénisse le Congo.

Laurent DZABA
Président du Mouvement Panafricain et Citoyen

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