Les 100 jours du gouvernement des « Koro-Koro »

 Les 100 jours du gouvernement des « Koro-Koro »

Lorsque M. Gilbert Ondongo a claqué la porte du gouvernement parce qu’il ne se sentait pas capable de supporter les sourates d’un Premier Ministre qu’il qualifiait de chef des « Koro-Koro », nombreux ont fustigé son manque de loyauté et de solidarité envers la confrérie des pillards.

Dans ce paysage politique congelé, certains congolais ont naïvement cru que ce gouvernement débarrassé de tous les mammouths laineux que compte le PCT, allait opérer des miracles.

Malheureusement, du gouvernement de combat tant souhaité par M. Clément Mouamba qui caressait le doux rêve de s’attaquer aux 48 mesures contenues dans l’accord avec le FMI, nous sommes face à une fabrique de pauvreté et de misère dont le hiatus de légitimité saute aux yeux de tous.

Après 100 jours passés à la tête d’une équipe de cancans moralisateurs, la seule décision prise par le Premier Ministre a été l’exigence pour tous ses ministres à respecter l’article 55 de la constitution de 2015, inhérent à la déclaration des biens. Jusque-là, aucun ministre ne s’est plié à cet exercice pourtant républicain.

Aujourd’hui, nous observons une tendance qui s’affirme dans la critique acerbe contre le gouvernement, un peu comme si les gens piaffaient d’impatience pour en découdre.

Dans un pays où les gens n’ont ni d’électricité, ni eau potable, il faut éviter d’être un fort en thème car la précarité attend des réponses concrètes de la part du Premier Ministre d’un homme qui s’est autoproclamé bâtisseur infatigable et homme des actions concrètes, simple affaire d’évidence.

Depuis que le symbole des 100 jours est franchi on commence à évaluer ce gouvernement. Cela comporte une véhémence sans doute excessive pour qui connaît où en est le pays. Mais même là, aucune indulgence ne peut être espérée, vu que c’est le gouvernement qui est comptable de notre faillite. Par conséquent, le couloir du Premier Ministre est étroit. Des choses vérifiables et non de la parlotte aussi belle que soit la langue qui s’y emploie.

Nous autres, ne lançons aucune curée. Nous préférons interroger le Premier Ministre.

D’après vous-même, qu’est-ce qu’il y a à mettre à votre crédit pour les cent jours ? Quel est le petit rien qui allume la flamme de l’espoir.

Entretemps, dites quand il y a à dire et abstenez-vous quand il n’y a rien à dire. Evitez les coups d’éclats mal pensés. Le petit truc avec le Medef a été pathétique. Sans vouloir être vache avec vous, combien cette escapade a coûté au pays ?

Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. L’empire du mal sera vaincu.

Laurent DZABA
Président du Mouvement Panafricain et Citoyen

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