Les sapeurs sollicitent l’inscription de leur art au patrimoine mondial de l’Unesco au même titre que la Rumba

 Les sapeurs sollicitent l’inscription de leur art au patrimoine mondial de l’Unesco au même titre que la Rumba

Après la rumba congolaise, la société des ambianceurs et des personnes élégantes (Sape) plaide pour sa reconnaissance culturelle pour qu’elle soit inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

Les sapeurs des deux rives du fleuve Congo ont défilé le 6 mai dernier à Brazzaville à l’occasion de l’inscription de la Rumba congolaise au patrimoine mondial de l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) .

Ils ont manifesté leur volonté commune de travailler en synergie pour l’inscription de la société des ambianceurs et des personnes élégantes (Sape) au patrimoine de l’humanité l’Unesco. 

Ils estiment que la Sape fait partie de l’identité congolaise et occupe une place importante de notre culture.

« Je pense que la Sape est vraiment un patrimoine congolais qui doit être inscrit à l’Unesco, parce qu’économiquement parlant, la Sape génère des emplois. Notamment dans le tourisme, aujourd’hui il y a plusieurs pays qui adhèrent normalement à cette idéologie Congolaise qui n’est autre que la Sape, qui viennent au Congo Brazzaville notamment dans les maquis où il y a plusieurs sapeurs pour comprendre le phénomène de la Sape » a déclaré l’ambassadeur de la Sape à l’Unesco, Norbert de Paris, dit Norba. 

Faisant un lien entre la Rumba congolaise et la Sape, les sapeurs affirment que ces deux richesses culturelles sont complémentaires. Ainsi, soulignent-ils,  l’inscription de la Sape au patrimoine de l’Unesco est tout aussi nécessaire que celle de la Rumba effectuée le 14 décembre dernier. 

Un appel entendu d’une oreille attentive par les pouvoirs publics, a en croire Jean Omer Ntady, conseiller au Patrimoine et aux archives au ministère de la Culture et des arts. 

« C’est un engagement, chaque fois nous sommes obligés de travailler comme ça pour faire que les éléments qui font notre force culturelle soient portés au niveau de l’humanité », s’est-il exprimé. 

La Rumba congolaise était officiellement inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel par l’Unesco le mardi 14 décembre dernier.

Un motif de satisfaction pour les deux Congo initiateurs du dossier envoyé à l’Unesco le 26 mars 2020.

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