Les sénateurs appellent le gouvernement à la vigilance et à la rigueur sur les contrôles sanitaires aux frontières

 Les sénateurs appellent le gouvernement à la vigilance et à la rigueur sur les contrôles sanitaires aux frontières

Les sénateurs ont demandé le 4 janvier, à Brazzaville, au gouvernement, d’être vigilant et rigoureux sur les contrôles sanitaires de même que la mise en quarantaine immédiate dans toutes les frontières, pour contrer la propagation de la maladie du corona virus dans le pays et sécuriser les populations.

Cette invite fait suite aux informations reçues par ces derniers, faisant état du non-respect de dispositions légales et réglementaires par les services habilités de l’aéroport de Pointe-Noire, demandant 50.000 frs cfa en lieu et place du test Pcr négatif de moins de 72 heures exigé pour tous les passagers arrivant au Congo.

Un des sénateurs de Pointe-Noire, M. Justin Goma Gabou victime de cet acte, a confirmé cette information, soulignant qu’en rentrant de Paris on m’a obligé de payer 35.000 frs à l’aéroport de Pointe- Noire pour le test alors que j’avais un test valide fait en France ». Selon lui, le gouvernement doit redoubler de vigilance, à ce niveau, pour mettre l’ordre, car ceux qui viennent de l’étranger ne sont pas mis en quarantaine ».

Les sénateurs ont été informés de ces comportements déviants par le président de la commission défense et sécurité, M. Gabriel Zambila, lors de la 9ème session extraordinaire sur la prorogation de l’état d’urgence.

Pour, le président du Sénat, M. Pierre Ngolo il est intolérable que des fonctionnaires chargés de suivre l’application des mesures édictées par le gouvernement pour mener un combat contre la pandémie, privilégient leurs poches et intérêts au dépend de la sécurité et de la santé des citoyens en demandant 50.000 frs par passager. Il s’est interrogé à quoi servent ces tests et où va l’argent reçu.

M. Ngolo a invité, à cet effet, le gouvernement à prendre toutes ses responsabilités et des dispositions nécessaires afin que dans toutes les frontières le travail soit fait convenablement, dans la stricte observance des lois et réglementations en vigueur.

Pour sa part, le ministre de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, M. Aimé Ange Wilfrid Bininga, a, au nom du gouvernement pris acte de l’information et condamné ces actes.

« Il s’agit là des révélations graves. Il n’y a pas de place à l’affaiblissement. La rigueur des dispositions légales et réglementaires devrait s’imposer à l’aéroport de Pointe-Noire y compris qans les autres frontières », a-t-il conclu.

(avec ACI)

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