Lutte contre la mortalité maternelle : la redynamisation des districts sanitaires s’impose

 Lutte contre la mortalité maternelle : la redynamisation des districts sanitaires s’impose

A la faveur de la Journée mondiale de la population célébrée le 11 juillet de chaque année, le gouvernement, par l’entremise du  ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, a rendu publique une déclaration dans laquelle il  note  que la réduction du taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile au Congo passe, entre autres, par la redynamisation des districts sanitaires.

« La réflexion nationale qui s’inscrit dans la problématique générale de l’accès universel à la santé de la reproduction figure parmi les préoccupations du gouvernement déclinées dans le Plan national de développement 2022-2026. Il paraît urgent d’améliorer la qualité des services de santé, afin de les rendre plus accessibles et opérationnels par la redynamisation des districts sanitaires », a indiqué le ministre de la Santé et de la Population.

La mortalité maternelle, a-t-il dit, demeure élevée au Congo avec 378 décès pour 100 000 naissances vivantes. Du fait de l’impact négatif de la covid-19 sur le système de santé national, a-t-il ajouté, ce ratio a atteint 445 en 2021 et la tranche d’âge la plus touchée est celle des jeunes femmes de 20 à 34 ans.

En outre, a souligné Gilbert Mokoki, le taux de mortalité néonatale est de 21 pour 1000 naissances vivantes et le taux de mortalité infantile de 36 pour 1000 naissances vivantes. Le taux d’avortement est de 25,9% dans la tranche d’âge de 15 à 19 ans et 31,3% dans celle de 20 à 24 ans, a-t-il signifié.

« Les points de prestations de la planification familiale représentent 77,6% mais sont faiblement utilisés par la population. Pour lutter contre ce fléau, il nous faut une prise de conscience nationale effective de la planification familiale à tous les niveaux, afin de maîtriser une croissance démographique et bénéficier des bienfaits du dividende démographique », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le ministre a rappelé que l’attention de la communauté internationale est actuellement focalisée sur les grossesses indesirées estimées annuellement à 121 millions, soit 331 000 par jour en moyenne. Ce chiffre, a-t-il poursuivi, prouve l’incapacité de la communauté internationale à garantir le respect d’un droit éminemment fondamental.

Notons que pour cette année, la Journée mondiale de la population est placée sur le thème « Comprendre l’imperceptible : agir pour résoudre la crise oubliée des grossesses non intentionnelles » ; tandis qu’au plan national, le thème retenu est « Redynamisons la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile pour l’atteinte des cibles de l’objectif du développement durable 3 en 2030 ».

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