Médias : la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée dans la ville océane

 Médias : la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée dans la ville océane

Sous les auspices de Philippe Mvouo, Christophe Tito Ndombi, José Richard Pouambi respectivement président du Conseil supérieur de la liberté de communication du Congo, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication de la RDC et président du Haut Conseil de la communication de la RCA, les professionnels des médias se sont retrouvés à Pointe-Noire le 3 mai  pour échanger sur cette journée et le 30e anniversaire de la déclaration de Windhoeck.

En plus du thème principal « L’information comme bien public », quelques sous-thèmes ont été développés par différents conférenciers, notamment  « Déclaration de Windhoek, genèse et problématique » par le Dr Jean Pierre ILboudo ; « La problématique de la représentativité du genre et des minorités dans l’exercice du métier de journalisme au Congo » par Bienvenu Boudimbou ; « Dans quelle mesure peut-on affirmer que l’information est un bien public ? » par Joseph Bitala Bitemo.

Ouvrant les travaux de ces retrouvailles, Philippe Mvouo a rappelé que Pointe-Noire est la ville congolaise  qui regroupe le plus grand nombre des médias audiovisuels. Pour l’orateur, la célébration de ladite journée en associant pour la première fois des organes de régulation des médias d’autres pays de la Communauté économique états de l’Afrique centrale (CEEAC) obéit à la fois à l’intérêt de rapprochement des instances africaines de régulation de communication et au renforcement des liens de coopération entre instances en vue d’un partage d’expériences dont le bénéfice à tirer est grand et précieux.

Lisant pour sa part le message de la représentante de l’Unesco en République du Congo, le Dr Jean Pierre ILboudo a signifié que, déjà en 2020, l’Unesco, à travers son programme communication et information, a priorisé ses informations sur la promotion de la liberté d’expression, le développement des médias et la sécurité des journalistes. «Tout en orientant son action  sur l’accompagnement de la riposte à la covid-19, l’émergence de la pandémie ayant donné lieu à la prolifération de la désinformation et à l’application dans plusieurs pays des mesures restrictives affectant à la fois la liberté d’expression et la viabilité des médias. Cette riposte est axée sur la lutte contre la désinformation, la stigmatisation et la discrimination. Le renforcement des capacités des professionnels des médias est la résilience des médias ». a -t-il déclaré.   

Notons que la déclaration de Windhoek a été rédigée par une soixantaine de journalistes africains en conclusion du séminaire pour le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste organisé en mai 1991 à Windhoek par l’Unesco et les Nations unies, en étroite collaboration avec diverses organisations.

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