Medias : le Cercle de la presse économique se met en place

 Medias : le Cercle de la presse économique se met en place

Créé dans le but d’offrir au public une information économique de qualité et permettre aux professionnels des médias de maîtriser les rudiments de la presse économique, le Cercle de la presse économique a tenu sa première réunion le 10 février à la Chambre consulaire de Pointe-Noire.

Les journalistes sont appelés à se spécialiser dans le traitement de l’information économique qui nécessite en plus des connaissances basiques dans le journalisme, plusieurs autres qualités et aptitudes à acquérir pour mieux rendre les articles ou les reportages. Le journaliste économique doit comprendre les concepts et la terminologie économiques.

« Le journaliste économique doit savoir lire un état financier, un bilan ou un rapport annuel. Il trouve souvent une base d’articles en notant les variations des recettes et des dépenses d’une année à l’autre. Il compare les entreprises d’un même secteur ou d’une même région. Lorsqu’une société dépose son bilan ou fait faillite par exemple, le journaliste indiquera non seulement le nombre de personnes qui perdent leur emploi, mais aussi les conséquences de cet évènement pour la localité », a signifié Christian Massamba, chargé de la communication à la Chambre de commerce de Pointe-Noire.

Selon lui, l’un des ressorts de la perte de crédibilité des journalistes, c’est la déspécialisation. Au-delà de l’approche générale que l’on peut avoir de l’ensemble des domaines, il faudrait se concentrer sur certains domaines où l’on finira par faire autorité par la pertinence des écrits. C’est la spécialisation, qui a pour fondement un investissement personnel.   

Journalisme économique : Approche, exigences et défis est l’autre thème développé par Jean Banzouzi Malonga, journaliste, chef d’agence de La Semaine Africaine à Pointe-Noire, co-initiateur du projet. L’information économique repose sur les chiffres et autres éléments tangibles recueillis des sources étatiques, non étatiques telles les Ong ou associations crédibles, les économistes à l’expertise avérée, les  institutions internationales pour asseoir la véracité et la crédibilité d’un papier et aussi faire usage du carnet d’adresses.

Le journalisme économique utilise les termes tels le taux de croissance, le taux d’intérêt, le produit intérieur brut (PIB), le produit national brut (PNB), la balance de paiement, la balance commerciale, le bénéfice, la perte, le pourcentage, le gain… « Cette nomenclature n’est pas toujours accessible au grand public. Et pourtant la presse économique ne peut s’en passer », a dit Jean Banzouzi Malonga.  

Un partage d’expérience a également eu lieu à travers les videos projetées des professionnels de l’information économique, Olivier Caslin, journaliste économique à Jeune Afrique,  Jacques  Junior Schule, journaliste, ancien membre de l’équipe rédactionnelle  de  « Marchés Tropicaux », aujourd’hui à la Cosumaf (Commission de surveillance du marché financier  de l’Afrique centrale) et Alphonse Ndongo, journaliste économique.

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