« Mining Week » à Lubumbashi: les guerres pour le contrôle des richesses au menu

 « Mining Week » à Lubumbashi: les guerres pour le contrôle des richesses au menu

Les guerres pour le contrôle des richesses minières de la République démocratique du Congo se sont invitées à la grand-messe annuelle du secteur, « Mining Week », organisée cette semaine à Lubumbashi (sud-est) avec plus de 4.000 participants venus de 45 pays, selon ses organisateurs.

Au vu de « la guerre qui nous est une fois de plus imposée à l’est, il faudrait qu’on parle (de l’exploitation minière) d’une manière différente », a déclaré mercredi à l’ouverture de la rencontre André Wameso, directeur de cabinet adjoint du président congolais Félix Tshisekedi.

La résurgence d’une ancienne rébellion tutsi dans le Nord-Kivu, une des riches provinces de l’est de la RDC, vient de provoquer une nouvelle crise avec le Rwanda, accusé par Kinshasa de soutenir ces rebelles.

« Nous avons connu des guerres dans ce pays à cause de nos richesses minières », a poursuivi le représentant du chef de l’Etat, avant de demander à l’assistance de réfléchir à « la manière de créer une prospérité qui va bénéficier à tout le monde ».

Le Congo « ne demande qu’une chose », a-t-il dit: « un vrai partenariat basé sur ce que nous apportons », la main d’oeuvre mais aussi « les actifs miniers que vous exploitez ».

« La tonne de cuivre sort du Congo à 10.000 dollars et le même Congo doit acheter la tonne de câbles de cuivre à 30.000 dollars pour électrifier son pays », a poursuivi M. Wameso. « La différence s’appelle la valeur ajoutée, créée par les chaines de valeur mises en place à l’extérieur du Congo plutôt qu’au Congo même », a-t-il constaté.

Louis Watum, président de la Chambre des mines de RDC, a de son côté déclaré que le pays avait « battu ses records » en 2021 en produisant « plus de 1,8 million de tonnes de cuivre, plus de 100. 000 tonnes de cobalt et plus de 30 tonnes d’or ».

Les nouvelles technologies liées au « monde décarboné » qui s’annonce vont consommer « énormément de métaux verts », a rappelé M. Watum, notamment « le cuivre, le cobalt, le lithium, le coltan, le nickel, le zinc et autres », dont regorge le sous-sol congolais.

La 17e édition de Mining Week, organisée en présentiel après deux sessions virtuelles du fait de la pandémie de Covid-19, dure jusqu’à vendredi.

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