Pétrole : Des agents de Perenco et Congorep en danger de mort

 Pétrole : Des agents de Perenco et Congorep en danger de mort

Or noir ou excrément du diable, cette matière visqueuse est devenue au fil des décennies une véritable drogue dure pour les dirigeants de notre pays, tant il permet d’alimenter leurs comptes dans les paradis fiscaux.

Drame d’un pays martyr, le Pétrole est aujourd’hui l’une des sources des plus grands malheurs des congolais, alors qu’il devrait permettre de résoudre nombreux maux qui minent notre pays.

Depuis ce mardi 17 août 2021, des agents des sociétés pétrolières Perenco Congo et Congorep travaillant sur les sites pétroliers en mer, observent une grève de la faim.

Leurs revendications :

1- Les inégalités entre le personnel expatrié et le personnel local,

2- L’entrave à la liberté syndicale en plus du caractère irascible du Directeur Général, M. Christophe BLANC,

3- La pénibilité : les conditions de travail de nature à occasionner des tares sociales et des maladies psychosomatiques.

Ces faits préjudiciables sont très bien connus du Ministre des Hydrocarbures, M. Bruno Jean Richard ITOUA. C’est d’ailleurs l’une des causes de l’éviction de Mme Teresa GOMA du poste de Directrice Générale des Hydrocarbures, à la demande bien évidemment de la société pétrolière Perenco.

En effet, Mme Teresa GOMA avait mis un point d’honneur à l’extirpation de cet aigrefin, en refusant de valider le poste lié aux salaires et autres avantages octroyés aux expatriés. D’où le blocage par elle, des Comités de Gestion de Perenco Congo et Congorep comme moyen de pression.

A vouloir protéger et réclamer l’égalité de traitement, cette dernière a été, sans ménagement évincée, comme une malpropre.

L’Agence Congolaise Pour l’Emploi (ACPE) et l’inspection de travail, quoique régulièrement informées, sont incapables de mettre les pieds dans la fourmilière.

Aujourd’hui, d’après les retours que nous avons du personnel, des actions saines seront menées progressivement, jusqu’à l’aboutissement des revendications légitimes du personnel.

Nous adressons notre soutien au personnel de ces deux sociétés et resterons attentifs à la suite réservée à cette affaire qui concoure à la dévaluation des principes de souveraineté de notre pays.

Laurent DZABA
Président du Mouvement Panafricain et Citoyen

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