Pétrole et gaz: la RDC lance des appels d’offres et se défend face aux craintes environnementales

 Pétrole et gaz: la RDC lance des appels d’offres et se défend face aux craintes environnementales

La République démocratique du Congo (RDC) a mis aux enchères 27 blocs pétroliers et trois blocs gaziers. Les appels d’offres internationaux ont été lancés officiellement, jeudi 21 juillet, à Kinshasa, en dépit de l’opposition de quelques ONG internationales comme Greenpeace qui craignent une catastrophe écologique.

En avril dernier, Greenpeace implorait ainsi Kinshasa de renoncer à l’exploitation des ressources fossiles de son sol, à la fois pour ne pas émettre davantage de gaz à effet de serre mais aussi pour préserver autant que possible la forêt congolaise, l’un des poumons de la planète.

L’ambition affichée par l’État congolais est de rejoindre les nations qui ont fait de leurs richesses en hydrocarbures de véritables fers de lance de leur économie. Ainsi, le gouvernement congolais ne veut pas de leçons en matière de pollution, et assure que les normes environnementales seront respectées.

Eve Bazaiba, vice-Première ministre congolaise, en charge de l’Environnement et du Développement durable, était, samedi 31 juillet, face à la presse, à Kinshasa : « Nous n’allons pas l’exploiter de manière sauvage. Nous allons l’exploiter conformément à la nouvelle technologie, aux standards technologiques actuels parce que nous ne serons pas les premiers, a-t-elle défendu. Cela fait 50 ans aujourd’hui que le Gabon exploite le pétrole en forêt. L’exploitation du pétrole, de la même manière, continue en Norvège et en Suède, deux pays grands bailleurs de fonds d’appui à la lutte contre le réchauffement climatique. Cela ne gêne pas l’humanité. Pour nous aussi, cela ne gênera pas l’humanité. Cela ne va même pas nous amener à atteindre 10% de plus de pollution en Afrique. On n’y arrivera même pas. Tout ce dont nous avons besoin aujourd’hui, lorsque nous lançons les appels d’offres, c’est d’avoir l’expertise technologique de travailler, selon les standards internationaux de protection de l’environnement. Après les appels d’offres, ceux qui vont soumissionner et si nous arrivons à conclure des accords, il y aura, en amont, des études d’impact environnemental et social. Et si je trouve que ce n’est pas correct, il n’y aura pas l’avis de non-objection. »

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