Pointe-Noire la capitale économique n’a pas un gymnase, mais Oyo le village oui

 Pointe-Noire la capitale économique n’a pas un gymnase, mais Oyo le village oui

La capitale économique qui célèbre cette année son centenaire est le poumon financier du pays mais aussi la mal aimée par le pouvoir de Brazzaville. Comment peut-on comprendre qu’une ville de près d’un million cinq cent milles âmes ne possède pas un gymnase ni une piscine olympique alors que de l’autre côté, le ville d’Oyo avec ses moins de 15000 âmes a toutes les infrastructures sportives modernes. Une injustice dont les autorités municipales doivent réparer le plus vite possible.

Que de mendier 250 frs aux habitants, le maire de Pointe-Noire, Jean François Kando devrait plutôt exercer des pressions sur les autorités de Brazzaville afin que sa ville reflète réellement à sa contribution économique du pays. Ponton la belle n’a même un stade de football aux normes internationales.

A Oyo, un petit village des pécheurs dans la Cuvette, on peut facilement admirer son gymnase qui meurt dans a solitude par manque de sportifs. Les populations de cette localité ont d’autres priorités que de s’adonner au sport. Depuis que ce gymnase a été construit, aucun sportif de renom n’est sorti d’Oyo. La ville ne dispose même pas d’une équipe de handball ou basket, les gens préfèrent aller faire la pêche.

Ironie du sort, ce gymnase a été construit avec l’argent du pétrole extrait au large de Pointe-Noire dont elle-même manque de tout. Oubliant ne pas avoir cette capacité de s’émanciper culturellement et sportivement, les autorités politiques se lancent néanmoins dans des ouvrages qui s’avèrent inutiles par la suite.

Il est plus que temps que la ville de Pointe-Noire puisse bénéficier de ce qui lui revient de droit pour le bonheur de ses habitants.

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