Pointe-Noire : les nouveaux directeurs généraux des hôpitaux installés dans leurs fonctions

 Pointe-Noire : les nouveaux directeurs généraux des hôpitaux installés dans leurs fonctions

La cérémonie de passation de consignes des directeurs généraux des hôpitaux de Loandjili et Adolphe-Sicé a eu lieu dans ces différentes structures sanitaires en présence de Gilbert Mokoki, ministre de la Santé et de la Population.

A l’hôpital général de Loandjili, après la signature des documents de travail, Gilbert Mokoki, ministre de la Santé et de la Population a installé Sidonie Plaza dans ses fonctions. Elle remplace à ce poste Vital Evans Ebelebe. Le ministre a invité la nouvelle directrice générale à faire de la réforme hospitalière l’un de ses chevaux de bataille. Une réforme qui se fonde sur l’amélioration de la gouvernance hospitalière et clinique. « La lutte contre les antivaleurs intègre aussi le champ de la santé. C’est pourquoi  j’engage la direction générale dans la culture de la gestion administrative basée sur la performance, le contrôle et la sanction. J’aimerais ici dire à tout le personnel de cet hôpital que changer de comportement c’est avant tout marcher vers le progrès », a-t-il ajouté.

En prenant ces fonctions, Sidonie Plaza a promis mettre toutes ces orientations édictées en pratique et surtout de privilégier le dialogue dans la recherche des solutions aux différents problèmes inhérents au bon fonctionnement de l’hôpital général de Loandjili.

A l’hôpital général Adolphe-Sicé, le médecin chirurgien Lambert Chakirou, directeur général entrant, et le médecin colonel Jean Raoul Chocolat, directeur général sortant ont fait également leur passation de consignes en présence du ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki.

Lambert Chakirou a, dans son adresse, annoncé qu’il va poursuivre les nombreux chantiers laissés par son prédécesseur afin de continuer à rehausser l’image de cet hôpital dans l’intérêt commun de l’Etat, des partenaires, des  agents et autres bénéficiaires des services de cette structure. Pour ce faire, il a choisi comme critères d’appréciation l’amour du travail bien fait, la loyauté et les qualités intrinsèques, appelant ses collaborateurs à faire preuve d’abnégation pour atteindre les objectifs fixés. «Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il s’agit d’une mission commune que nous devrons accomplir chacun dans le champ d’action qui est le sien. La  gestion devra être collégiale, c’est pourquoi nous devons nous donner le devoir de former impérativement une équipe unie», a-t-il renchéri.

Aussi, a-t-il exhorté les bénéficiaires directs et indirects des différents services de l’hôpital à se mettre en adéquation avec le règlement qui les régit afin de le rendre plus accessible, plus convivial, plus compétitif parce qu’ils auront tous fait l’effort de rendre moins pénible la tâche des personnels soignants. Une cohésion nécessaire pour avancer ensemble en ces temps difficiles qui nécessitent l’implication et la contribution de tous pour améliorer l’offre des soins, a-t-il ajouté.  

En effet, crée en 1931 et disposant de 600 lits et de 1777 agents, l’hôpital général Adolphe-Sicé devenu vétuste souffre de plusieurs maux qui minent son fonctionnement (le manque de projet d’établissement, manque de subvention de fonctionnement, vétusté des infrastructures et des équipements, le manque de scanner, d’IRM, de mammographie, de vidéo colposcope, insuffisance de l’outil informatique, de cabinet d’ORL et de stomatologie, des problèmes de permanence des médicaments d’urgence et des initiatives de gratuité. A cela s’ajoute, un passif financier énorme et plusieurs mois d’arriérés de salaire. 

Dans son mot d’orientaition, le ministre Gilbert Mokoki n’a pas manqué de féliciter les travailleurs de l’hôpital général Adolphe-Sicé qui, dans ces conditions difficiles, s’efforcent à remplir leur tâche quotidienne dans un climat social apaisé et saluer l’esprit de responsabilité des cadres et des partenaires sociaux. Toutefois, il les a exhortés à redoubler d’efforts pour répondre aux besoins de santé et des attentes de la population de Pointe-Noire, à consolider les acquis et à poursuivre l’amélioration de la gouvernance hospitalière et clinique et de convier les chefs de services cliniques à se muer en véritables managers et à se munir de tableau de bord leur permettant de suivre les performances de leurs services. «Des formations en gouvernance hospitalière seront organisées à cet effet», a t-il conclu.

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