Préservation de la faune : vingt-six nouveaux éco-gardes formés

 Préservation de la faune : vingt-six nouveaux éco-gardes formés

La cérémonie de clôture de la formation a eu lieu, le 31 mars, en plein cœur de la base vie de Bomassa, quartier général du Parc national Nouabalé-Ndoki (PNNN), à près de 1000 km au nord de Brazzaville, dans le département de la Sangha. Elle a été placée sous le patronage du directeur technique et scientifique représentant le directeur général de l’Agence congolaise de la faune et des aires protégées (ACFAP). Les moyennes de la formation ont varié de 16, 26/20 à 09,26/20, pour une moyenne générale de 12,76/20.

Les Forces armées congolaises contribuent à la valorisation du concept de conservation de la biodiversité et renforcent les capacités opérationnelles des éco-gardes. La formation qui vient d’avoir lieu a été organisée au profit de trois aires protégées situées à cheval sur les départements de la Sangha et de la Likouala, notamment le PNNN, la réserve communautaire du Lac-Télé et le Projet de gestion des écosystèmes périphériques de Nouabalé-Ndoki de Kabo. D’où la présence très remarquée à la cérémonie de clôture des officiers commandant les zones militaires de défense n°5, le colonel Vincent Ollilou, et 6, le capitaine de vaisseau Brice Clotaire Matouba.

La partie civile a connu deux allocutions : d’abord le mot de bienvenue du directeur de l’unité de gestion du PNNN, Ben Evans, puis le mot de circonstance d’Arlette Lucie Andzombi, sous-préfète de Kabo. S’en est suivie la partie militaire qui a donc consisté à la remise des éco-gardes formés au chef dudit projet, le colonel Bienvenu Cyr Ngakosso.

Dans son allocution, le directeur technique et scientifique, représentant le directeur général de l’ACFAP, Freddy Elion Mpan, a réaffirmé l’intérêt particulier accordé à cette formation. « C’est dans le but de renforcer les capacités de notre personnel existant, augmenter l’effectif des éco-gardes, donner une formation de base aux nouvelles recrues et partant améliorer l’efficacité des postes de contrôle, de patrouilles fixes, mobiles et fluviales, gage de la préservation de la biodiversité dans ses aires protégées, que l’ACFAP a organisé cette formations », a-t-il indiqué.

Relevons que la criminalité environnementale, perpétrée par des braconniers avides de gain facile sur la biodiversité à travers certains pays, touche plus particulièrement le département de la Sangha, en République du Congo, qui renferme, avec le Cameroun et la Centrafrique, l’une des dernières réserves les plus denses et riches en biodiversité au monde. L’usage fréquent des armes légères de petit calibre, associé aux munitions de guerre, est une menace qui affecte dangereusement la préservation des écosystèmes forestiers des différents parcs du nord Congo. Notons que le centre de formation de Ndoki 2 pourra accueillir prochainement la formation des éco-gardes de la nouvelle réserve de Pikounda-Ntokou.

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