RDC: huit Casques bleus meurent dans le crash d’un hélicoptère de la Monusco

 RDC: huit Casques bleus meurent dans le crash d’un hélicoptère de la Monusco

La Monusco, la mission de l’ONU dans le pays, annonce avoir retrouvé l’hélicoptère perdu depuis mardi midi 29 mars. Huit Casques bleus – six Pakistanais, un Russe et un Serbe – sont morts dans le crash.

Le service de l’aviation de la Monusco a signalé la perte de contact avec l’hélicoptère de l’armée pakistanaise parti en mission de reconnaissance dans la zone de Tchanzu, dans le territoire de Rutshuru dans l’est du pays. Une mission de recherche a alors été lancée dans la zone pour retrouver le véhicule et son équipage. Les corps de tous les passagers, 8 soldats, ont été retrouvé morts, explique Khassim Diagne, le représentant spécial adjoint pour la protection et les opérations au sein de la Monusco.

« En arrivant sur les lieux, nous avons retrouvé les corps de huit de nos soldats de la paix qui ont malheureusement péri dans ce crash. Six qui sont de l’état-major de l’aviation pakistanaise et deux autres observateurs militaires partis en reconnaissance pour les besoins de la coopération entre la Monusco et les forces armées congolaises », explique Khassim Diagne.

À l’heure actuelle, les causes du crash ne sont pas encore connues, précise le responsable de la Monusco. « Les premières remarques préliminaires de l’état-major de la force font état d’un crash qui aurait été causé par un objet lumineux. Pour le moment, nous avons lancé une enquête. Nous sommes en territoire souverain, donc toute enquête va être menée en coopération étroite avec les autorités, pour approfondir les causes de ce crash. Nous n’en savons pas plus pour le moment, mais nous n’excluons pas la piste d’une attaque contre cet hélicoptère. Nous n’excluons aucune piste », précise Khassim Diagne.

Si la mission de l’ONU ne se prononce pas encore, les Forces armées de la République Démocratique du Congo ont, elles, déjà tiré leurs conclusions. Dans un communiqué publié mardi, le porte-parole du gouvernement du Nord-Kivu accuse le Mouvement du 23 Mars (M23), d’avoir abattu l’hélicoptère. 

Le M23, également appelé « Armée révolutionnaire congolaise », fait de nouveau parler de lui ces derniers mois. Il est accusé d’avoir attaqué plusieurs positions militaires dans l’est du Congo. Depuis lundi, les combats entre les Forces armées et le M23 se poursuivent dans la région du Nord-Kivu. 

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