Réveillon d’armes : plaidoyer pour la finalisation de l’hôpital d’instruction des armées

 Réveillon d’armes : plaidoyer pour la finalisation de l’hôpital d’instruction des armées

Dans son discours lors du réveillon d’armes, le 31 décembre 2020 à Brazzaville, le chef d’état-major général des Forces armées congolaises (FAC), le général de division Guy Blanchard Okoï, a plaidé pour l’achèvement des travaux de l’hôpital d’instruction des armées.

« La finalisation des travaux de l’hôpital d’instruction des armées de Brazzaville permettra de mieux concilier l’apport sanitaire de la force publique et son contrat social avec la population dans le cadre du renforcement du lien armée-nation », a indiqué Guy Blanchard Okoï.

Au cœur de la crise du coronavirus qui bouleverse le secteur de santé, la Force publique a joué sa partition en déployant, deux mois durant, un hôpital médico-chirurgical de campagne qui a permis de soigner gracieusement plusieurs patients. Elle a par ailleurs mis à disposition les personnels médical et paramédical. Au sein du comité national technique de riposte à la pandémie, la force publique assure la gestion (réception et stockage) des équipements de lutte contre la Covid-19 et le ravitaillement des structures sanitaires. 

Cependant, sur le plan organisationnel, les forces armées subissent elles-mêmes les conséquences de la pandémie, sans reculer pour autant. Les activités opérationnelles organiques d’instruction et de formation ont été repensées pour obtenir un format réduit adapté aux mesures barrières contre la Covid-19, a expliqué le général Guy Blanchard Okoï. L’objectif étant d’éviter la hausse des cas de contamination au sein de la force publique, elle-même impliquée dans la lutte contre la pandémie.

Projection

Selon le chef d’état-major des FAC, l’année 2021 sera mis à profit pour l’élaboration des textes d’application des différentes lois visant à renforcer les capacités de la force publique. Convaincu de ce que la pandémie de Covid-19 n’est pas encore vaincue, le général Guy Blanchard Okoï a souhaité que tout soit mis en œuvre pour renforcer les capacités d’adaptation et remplir les objectifs de l’année 2021.

Bilan

Le contrat d’objectifs 2020 a été assuré, a-t-il dit. Dans leurs missions régaliennes, la police a, entre autres, mené une lutte sans merci contre la traite des personnes et l’exploitation des mineurs, la gendarmerie a entrepris la ré-articulation de son dispositif de sécurité routière par rapport au taux élevé des accidents sur la route. La marine, quant à elle, a préservé la souveraineté aux frontières fluviales et maritimes. En matière de sécurité civile, de multiples secours et sauvetages ont été réalisés un peu plus que les années antérieures sans nul doute à cause de la pandémie de Covid-19.

Sur le plan international, la force publique continue de contribuer aux efforts de paix et de sécurité collective. L’on note également la ratification de plusieurs conventions de coopération militaire créant ainsi un champ diversifié et élargi de l’action de la force publique.

En rappel, la pose de la première pierre de l’hôpital d’instruction des armées a eu lieu le 15 février 2016. Erigée au camp 15 août sur une superficie de 12 hectares, l’infrastructure une fois finalisée aura une capacité de 443 lits. Une nette progression comparativement à l’actuel hôpital central des armées, Pierre-Mobengo, avec une capacité de 229 lits et vieux de 74 ans.

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