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Romaric Etou:  » Je m’adapte à toutes les situations, à tous les postes « 

 Romaric Etou:  » Je m’adapte à toutes les situations, à tous les postes « 

Alors que le championnat de Géorgie a repris dimanche, Romaric Etou fait le point sur sa saison à venir, sur son mercato hivernal, sur sa polyvalence et sur la sélection congolaise.

Les Dépêches de Brazzaville (LDB) :  A quarante-huit heures de la première journée du championnat de Géorgie, comment vas-tu ?

Romaric Etou(R.E) :  Je suis en grande forme, bien affûté pour commencer ce championnat. Nous avons effectué une bonne préparation à Antaya, en Turquie, avec quatre matches amicaux et un bon bilan de trois victoires et une défaite (ndlr : avec un but d’Etou face au BATE Borisov). Depuis, nous sommes rentrés en Géorgie et nous sommes prêts pour cette reprise (ndlr : dimanche 28 février face à Shukura, victoire 1-0 sans Etou, resté sur le banc).

LDB : La Turquie est le haut-lieu des stages de préparation hivernale pour les équipes des pays de l’Est. Avec la pandémie, comment cette situation est-elle gérée sur place ?

R.E : Effectivement, il était courant de se retrouver à plusieurs clubs dans le même hôtel, les années précédentes. Avec le Covid-19, c’est un seul club par établissement. Et test avant chaque match.

LDB : En toute franchise, on connaît peu le football géorgien et Dila Gori. Par rapport à ce que tu as connu au Congo, en Israël et en sélections, comment situes-tu le club en termes d’infrastructures et de niveau ?

R.E : C’est un club qui a une bonne réputation nationale et au niveau des pays frontaliers, comme la Russie. Aujourd’hui, le Dila Gori est dans le top 3 géorgien et joue le titre chaque année avec le Dinamo Tbilissi et le Dinamo Batumi. Nous sommes d’ailleurs qualifiés pour le tour préliminaire de la Ligue Europa.

LDB : Les tours de qualifications débutent chaque été, en plein milieu du championnat géorgien, qui se déroule sur l’année civile de mars à décembre. Est-ce un avantage ?

R.E : Oui, je pense que c’est un avantage, car la plupart des autres clubs finissent leur championnat en mai et donc reprennent en juin. Ils peuvent alors être en pleine préparation physique, avec des nouveaux joueurs. Nous sommes avantagés en termes d’automatismes et de dynamique.

LDB : Et quels sont les objectifs affichés par la direction sur la scène européenne ?

R.E : Nous visons clairement la qualification en phase de poules. C’est ce que nous demande la direction du club, qui a fourni des efforts pour renforcer l’effectif (ndlr : 20 arrivées, dont celle d’Ismaël Ankobo, pas encore officialisée).

LDB : Tu vas débuter ta quatrième saison en Géorgie, après un mercato hivernal perturbé par le Covid-19. Tu espérais pourtant poursuivre ta carrière ailleurs…

R.E : Oui, j’avais envie d’aller voir ailleurs. J’ai eu des offres d’un club de première division grecque, le FC Volos, de Chypre, et d’un club de deuxième division turque. Mais avec la crise, aucune des pistes n’a pu se concrétiser. Donc je me suis remobilisé sur Dila Gori, car je sais qu’en aidant le club à performer, notamment en Ligue Europa, je me donnerais des chances de rebondir dans un club ambitieux.

LDB : Une potentielle participation du Congo à la CAN 2022 se profile. Y participer avec tes amis de la génération « Mexique 2011 » (Tchibota, Binguila, Ndzila) est un objectif absolu ?

R.E : Nous sommes un groupe très soudé, depuis maintenant dix ans. Sur notre groupe whatsapp, on se dit régulièrement que c’est un rendez-vous que notre génération ne doit pas manquer. Ensemble, nous avons fait un Mondial et une CAN en U17, maintenant, on veut jouer la grande. Ça serait une belle histoire. Après, les instances et les techniciens font leur choix. Moi, je suis à la disposition de mon pays, comme toujours.

LDB : Tu peux couvrir les postes de latéral gauche et droit à qualité équivalente. Penses-tu, Romaric, que ton profil polyvalent puisse parfois jouer en ta défaveur ?

R.E : Dans l’absolu, je pense que c’est un avantage pour un entraîneur de pouvoir couvrir deux postes avec un seul joueur, ça permet de prendre seulement trois latéraux au lieu de quatre et de prendre un milieu ou un attaquant supplémentaire. Donc j’avoue que je n’ai pas toujours compris certains choix, même si je les accepte.

LDB : De façon plus générale, penses-tu que la tendance actuelle de jouer à trois défenseurs axiaux et des latéraux plus hauts, qui peuvent parfois être des milieux de terrain, puisse menacer les latéraux traditionnels ?

R.E : Moi, ça ne me fait pas peur. Je m’adapte à toutes les situations, à tous les postes. La saison dernière, on a joué en 3-5-2 avec des latéraux placés assez haut. J’ai le plus souvent évolué à droite, mais aussi, à plusieurs reprises comme défenseur axial. 3-5-2, 4-4-2 ou 4-3-3, pas de souci pour moi, je réponds présent.

LDB : Pour conclure cet entretien, avant de te souhaiter une bonne saison, as-tu un petit mot pour finir ?

R.E : Oui. J’invite les Congolais à soutenir l’équipe le mois prochain. Porté par la nation, je suis persuadé que le Congo va se qualifier pour cette Coupe d’Afrique des Nations 2022.

Propos recueillis par Camille Delourme

La rédaction

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