[Tribune ]: L’émergence des faux-culs

 [Tribune ]: L’émergence des faux-culs

Les «petites frappes» de la collaboration, à l’instar du cirque qui aurait dû être leur vrai métier, sortent de la remise. L’heure de la besogne de pitoyable figurant a sonné.

De façon magique, les voilà dans ce Congo où l’argent est une épreuve quotidienne, aisément pourvus du montant de la caution non remboursable fixée à 25 millions de F CFA, qui permet de participer à la farce électorale de mars 2021.

Ils ne passeront jamais le cap 1,80 % mais que leur importe. La peine est rétribuée par l’argent de la campagne  invisible, trouvé  sous les sabots d’un cheval !

Tous ces gens souvent sans colonne vertébrale politique ni parole publique, prétendent par leur candidature, qu’à partir de rien de significatif on peut espérer gagner. Après tout, le père Noel est passé il n’y a pas si longtemps.

Complètent le plateau, un ou deux politiques déjà plus acceptables, incapables des fois de passer le cap des législatives dans la terre où ils sont nés, prétendent le temps d’une campagne faire bouger les Congolais là où en tant qu’opposant, ils n’ont pas réussi à forcer le respect. Un deal pour un poste dans la lumière peut être la vraie raison de cet engagement.

Comment ne pas reconnaître qu’ils disent par là aux Congolais leur échec en tant qu’opposant et qu’on les comprenne dans leur quête du confort. En un mot, ils ont rendu les armes et montrent leur derrière.

En face, dans la majorité où il est interdit de penser, obéir envers et contre tout, permettent dans le pire des cas de garder son petit coin de table et dans le meilleur, de piquer celle de l’ami qui n’a pas suffisamment mouillé la chemise. Tant pis si tout le temps du mandat finissant sur le registre des principes et des valeurs, on a rien fait bouger.

Voilà le Congo politique d’aujourd’hui où des hommes politiques qui nous faisaient rêver, il n’est resté que le fond du vin de palme, la lie.

La relève bien entendu tarde à se signaler, incapable de trouver un discours porteur capable de la consacrer. Elle devrait comprendre que le chemin vers le renouveau n’est pas dans les pas des anciens, mais plutôt dans un discours sur l’exemplarité dans la gestion des finances publiques par exemple.

Laurent DZABA
Président du Mouvement Panafricain et Citoyen

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