Trophées des médias africains : les professionnels édifiés sur les fake news

 Trophées des médias africains : les professionnels édifiés sur les fake news

Les professionnels des médias africains ont échangé, le 23 février à Brazzaville, sur le thème « La presse à l’ère du numérique et des réseaux sociaux », lors des journées scientifiques organisées en prélude à la cérémonie de remise des trophées des médias africains aux meilleurs présentateurs des journaux parlés et télévisés.

La récompense aux meilleurs journalistes africains interviendra le 25 février à Brazzaville. Les  communications données dans le cadre de cette cérémonie ont été axées sur différents sous-thèmes : éthique et déontologie à l’ère de l’internet et des réseaux sociaux ; l’homme politique face aux réseaux sociaux ; comment lutter contre les fake news ; l’état de la presse en Afrique francophone et bien d’autres.

L’expert en intelligence artificielle, Jean Claude Nkou, en développant le premier sous-thème, a souligné la spécificité du métier du journalisme. Selon lui, ce métier est exercé par tout individu en fonction de ses atouts. Actuellement, a-t- il poursuivi, le métier est confronté à des problèmes de désinformation, de manipulation, de matériel et bien d’autres.    

En effet, il a exhorté les présentateurs des journaux à s’investir et à s’approprier les nouveaux canaux d’information et à maîtriser les codes du réseau social en vue de la crédibilité du métier. Les communicateurs doivent aussi parler des réalités africaines.

Monulphe Bosso, journaliste à une chaîne de télévision en République démocratique du Congo, pour sa part, a évoqué la responsabilité de ses confrères et consœurs à relayer les fake news qui ne sont que des manipulations des opinions. Le but des fake news est de scandaliser, déstabiliser ou véhiculer des informations à des fins concurrentielles, a-t-il indiqué.

Il les a édifiés, à cette occasion, sur le fonctionnement et les méthodes de détection des fake news. Son invite a porté sur l’exercice d’observation, la vérification des sources d’information, le décryptage des images afin d’éviter les intox.

Pour le président du Réseau panafricain, Adrien Wayi Lewy, les discussions entre les professionnels des médias ont été un moment d’échange et de partage des expériences.

De so côté, le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Philippe Mvouo, a exhorté les présentateurs des journaux parlés et télévisés à ne pas avoir peur des manipulations et mercenariats journalistiques des réseaux sociaux.   

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