Urgent: Erik Gongarad Nkoua proclamé gagnant à Ngo

 Urgent: Erik Gongarad Nkoua proclamé gagnant à Ngo

La messe vient d’être dite, Le ministre de l’administration du territoire, de la décentralisation et du développement local vient de proclamer la victoire du candidat de l’UPDP, Éric Gongarad NKOUA sur celui de l’UMP, Digne Elvis TSALISSAN OKOMBI. C’est la fin d’un feuilleton qui aura tenu en haleine le pays pendant quelque jours.

Plus d’une semaine après le vote, la CNEI est incapable de compiler les résultats de Ngo. Des rumeurs persistantes disent qu’Henri Bouka serait sous influence et tenterait de faire valider de force les pseudos rapports donnant vainqueur le candidat soupçonné d’être empêtré dans la fraude.

Et, la tension monte au chef-lieu situé 250 kilomètres au nord de Brazzaville. La sortie vite et bien de cette impasse, s’annonce comme un test de management politique du premier ministre.

Anatole Collinet Makosso met jusqu’alors tout le monde en confiance. Jusque-là, tout ce qu’il touche se transforme en or et, progressivement, la République se remet sur les rails. Cependant le chef du gouvernement est en passe d’affronter sa première crise politique à Ngo. ACM risque d’entacher son image de marque et payer cher les rêveries de la CNEI et la naïveté du ministre de l’administration du territoire, de la décentralisation et du développement local.

En effet Georges Mbaka ne prend pas le courage d’annuler le fiasco électoral de Ngo où des faits gravissimes dont serait coupable le président de la COLEL sont signalés au soir du vote. Cette situation fermente un climat politico-social déjà tendu dans les Plateaux Batékés suite entre autres aux cas Ntsourou, Okombi Salissa, Ngalibali, au projet Bacasi ou au conflit entre député sortant avec un puissant membre du gouvernement.

Ngo tremble. Personne, surtout ses habitants n’imaginent de quoi sera fait le jour suivant. Le temps semble s’arrêter et personne n’est capable d’expliquer que sur 151 élections différentes les 4 et 10 juillet, seule celle de Ngo pose problème.

Et, la CNEI n’avance pas. Elle aurait même tenté à maintes reprises, de forcer la main pour valider des procès-verbaux iniques, des résultats issus « de la séquestration des cartes d’électeurs et des votes multiples, des votes sans cartes et sans nom sur la liste électorale à Koumou », village d’origine d’un candidat et dans quatre autres localités qui lui seraient aussi acquis.

Des jours après le rapatriement des scellés à Brazzaville, face à l’incapacité de la CNEI de filtrer les résultats en enlevant ceux issus des cinq villages où sont signalées des fraudes massives, il ne reste plus qu’au ministre Mbaka de prononcer l’annulation de ce vote qui n’en est pas un. Les faits étayer par des vidéos et des audios, les témoignages des membres de la COLEL consolident pourtant cette option.

Dans ce dossier, la CNEI ne serait plus crédible et impartiale. Le ministre Mbaka, lui aussi tergiverse et ne sait plus ce qu’il faut faire. Des postures qui prolongent les spéculations et exacerbent la tension postélectorale à Ngo et dans les Plateaux Batékés où des peuples s’interrogent si la zone n’a pas le mauvais sang suites au sort qui s’est abattu sur nombreux de ses cadres politiques en un temps record.

A ce stade, les regards sont tournés vers le premier ministre. Anatole Collinet Makosso qui met les Congolais et même les partenaires en confiance par son « honnêteté politique », saurait résoudre l’affaire. Son réalisme et son esprit républicain associés à son management des situations de crise soldés par l’apaisement en un an, d’un climat global délétère qu’il a hérité forcent l’espoir au profit de Ngo, de la démocratie et de la République.

Il devrait faire vite, avant que cette crise que d’aucuns minimisent pourrait prendre une tournure imprévue. S’il a réussi de calmer ou éteindre les volcans sociaux et économiques laissés par son prédécesseur, ACM qui est entrain de tester son management électoral aura

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.